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16h32 |
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06/01/08 à 23:41 |
Et regarder les avions s’en aller, par la baie vitrée de l’aéroport…
Et je me retourne, et je te regarde, et je te souris. On a fait nos valises ce matin, ne laissant rien dans cette chambre partagée pendant 8 jours, 7 nuits, pendant l’amour, pendant la vie. Des mots, des regards, puis des mots, à nouveau. Des mots inutiles, des mots qui cachent, qui couvrent. Des mots qui mentent. De toute façon, on ne sait plus dire la vérité. La vérité, on ne la sait pas, on ne la veut pas.
Je souris à nouveau. Que faire d’autre, de toute façon ? Te serrer dans mes bras ? Te dire que j’ai besoin de toi ? Jamais.
Ce serait bien trop facile, de t’révéler tout ça. De pleurer dans tes bras, de dire « Ne t’en vas pas »…Ce serait trop vrai, de te dire que j’veux pas, que j’peux pas, que j’sais pas. Mais toi tu le vois pas. Toi, tu vois rien, tu t’en fous. Tu sais rien, tu veux rien, y a pas de « Nous ».
Et pourtant j’aurais voulu, pourtant, moi, j’aurais su. Et ce matin de juillet, j’aurais tout fais pour arrêter le temps, pour rester dans l’présent… Ce matin de juillet, j’ouvrais les yeux sur le monde pour la première fois, et la seule chose que je voyais, c’était toi, là, tout près de moi. Et si loin à la fois. Beau, dans ton sommeil profond. Froid, blotti dans mes bras. T’es si grand, si fragile en même temps. Tes larges épaules, ta barbe mal rasée, puis ton sourire d’enfant...
Si tu savais les secondes, si tu savais les questions. Si tu savais tout ce que j’ressens, dans l’fond. J’ferme les yeux, et j’nous revois, au bord de l’étang, ta tête posée sur mes genoux, ton regard perdu dans le mien, tes mains parcourant mes mains… J’nous revois, à 4h du matin, descendant en chuchotant les escaliers en colimaçon, j’nous revois jetant des trucs par la fenêtre. J’nous revois. Toi et moi.
J’ouvre les yeux, encore, sur toi. Et je ne vois rien d’autre, je ne vois pas l’horloge, je ne vois pas le futur, je ne vois pas comment je pourrais partir. Maintenant. Je déglutis avec difficulté, puis je me mets à te dire, tout ce dont j’ai rêvé. Je hurle, je monte sur la banquette, je crie de plus belle, je crie mon amour, je crie ma lâcheté. Je crie les heures, je crie les jours. Je crie les kilomètres, les sentiments, la vérité.
Je secoue la tête. En fait, je n’ai rien dis. Strictement rien. Et je souris toujours, bêtement. D’une façon hypocrite, tellement hypocrite qu’elle en devient presque indécente. On descend quelques marches et je dépose ma veste, mes bijoux, dans la caisse en plastique, je me retourne, et tu es là, encore si près de moi. Et puis dans quelques pas, ce sera comme pendant ces 5 derniers mois. Tu me prends par la taille et me sers contre toi, et tes lèvres caressent mon visage, comme cherchant les miennes. Ça fait film à l’américaine, Happy End à la con, mais j’en n’ai plus rien à foutre. Je murmure à ton oreille un vague « Tu vas me manquer » comme on dirait « Fais-moi l’amour ». Dans le fond, c’est ça, que je voudrais te dire. Je voudrais te dire de me déshabiller, d’oublier tout le reste, je voudrais sentir ta chaleur, une dernière fois… Et tes doigts au creux de mes reins me brûlent, et ta joue contre la mienne me fait frissonner.
Et un « Mademoiselle » m’arrache à mon rêve.
Tu me lâches, tu me laisses partir, et tu recules un peu. Je glisse littéralement à des mètres, puis des kilomètres de toi. J’te regarde te barrer sans te retourner derrière la vitre des embarquements. J’te regarde te foutre littéralement de ma gueule, et tout ressort. Tout depuis la première fois qu’tu m’as téléphoné. Tout depuis la première fois qu’tu m’as dis que j’étais belle. Tout depuis la première fois qu’tu m’as pris la main. Tout depuis la première fois qu’tu m’as embrassée, que tu m’as déshabillée, qu’tu m’as fais l’amour, qu’tu t’es endormi, dans mes bras. Tout depuis la première fois que j’ai su que t’étais là.
« T’es belle quand tu souris »
Je me mets à pleurer, tendant mon billet d’avion et mon passeport. L’hôtesse me regarde avec insistance, sans pour autant dire un mot. Moi je suis ailleurs, à cent mille lieues de tout ça.
« T’es belle tout le temps »
Et c’est le trou noir, tout d’un coup… Le vide intersidéral, l’asphyxie sentimentale…
« Déjà du temps de mes amours vagues j’étais sourd au fracas de leurs écumes, et comme l’amour m’a toujours fait des blagues, j’dois être aveugle je présume… »
Tu t'en souviens? C'était 16h32...
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06/01/2008 à 23:45 |
Véridique?
Tres beau!
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06/01/2008 à 23:46 |
J'adore
Magnifique t'as beaucoup de talent

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06/01/2008 à 23:48 |
J'aime
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06/01/2008 à 23:53 |
Maginifique
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07/01/2008 à 00:01 |
c est superbement magnifque! c est emouvant mais surtout triste! moi j adore!
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6/58 |
07/01/2008 à 04:00 |
Wow! C'est vraiment touchant
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07/01/2008 à 08:06 |
Waow Bravo la miss!
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07/01/2008 à 08:10 |
C'est magnifique.

J'trouve meme pas les mots pour dire a quel point j'adore.
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07/01/2008 à 08:11 |
Magnifique
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07/01/2008 à 10:39 |
Merci. =)
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07/01/2008 à 15:35 |
Bouuh, c'est trop beau. Sûrement parce que ça me parle beaucoup et que j'préfererais que ça ne me parle pas.
Bravo à toi
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12/58 |
07/01/2008 à 16:02 |
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07/01/2008 à 16:16 |
J'ai même pleurer en le lisant -_-' Bon d'accord quand je suis malade je suis hyper sensible! J'avouue... Ton texte est vraiment très beau est bien écrit...
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14/58 |
07/01/2008 à 16:49 |
Moui, effectivement, faut y aller pour pleurer en lisant ça hein. x)
Sinon, bah merci, ça me touche..
D'autres avis plus... constuctifs?
| 16h32 |
15/58 |
07/01/2008 à 17:12 |
Plus constructif, je dirais qu'il y a dans ce texte beaucoup d'expressions ou de phrases qu'habituellement je n'aime pas mais qui, dans ce texte passent vraiment bien.
(par exemble : "pendant l'amour, pendant la vie" , ou "Je crie les heures, je crie les jours. Je crie les kilomètres, les sentiments, la vérité.")
Souvent je trouve que ça fait un peu artificiel, mais dans ton texte, pas du tout.
Donc bravo sur ce point là.
J'aime bien les dialogues inclus dans le textes sans l'être vraiment ("« T’es belle quand tu souris »").
Bref, ma réponse est constructive sans vraiment l'être puisque je ne te dis que ce que j'aime, et donc pas ce que tu dois changer.
Il y a juste les apostrophes que je n'aime pas (genre les "j'sais, j'peux"). Moi j'ai jamais aimé, mais beaucoup de textes les utilisent beaucoup. Mais ça c'est juste mon avis, et ça dépend des goûts.
Bref, continue à écrire, c'est vraiment agréable
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16/58 |
07/01/2008 à 17:46 |
Que dire ? Que c'est absolument magnifique ? Que j'ai pas décroché jusqu'à la fin et que j'ai encore du mal à m'dire que c'était si bref ? Que tu dois continuer parc'que t'as du talent ? Que tu me fais rêver ?
Alors voilà, je le dis.
C'était génial, c'était sublime, touchant, envoutant, tout c'que tu veux. T'arrête jamais...
Am Stram Gram.
| 16h32 |
17/58 |
07/01/2008 à 19:20 |
rien à dire d'autre que bravo! ton texte m'a touché il est magnifique
| 16h32 |
18/58 |
07/01/2008 à 19:53 |
Désolée, mais mon avis ne fera pas exception à la règle. Seul détail à déplorer, le fait que le sujet ne soit guère original. Mais tu en traites avec une telle émotion dans la plume ! Tu as un immense talent. Pas tant dans ton style d'écriture, mais dans ta manière de parler de quelque chose.
| 16h32 |
19/58 |
07/01/2008 à 21:26 |
Waaaahh c'est. Waouh quoi, vos commentaires. x)
J'aurais pas pensé lire des choses comme ça sur un de mes écrits un jour, ça me touche énormément. Pour POINT_, les dialogues, c'est des paroles de chanson au départ, d'une chanson de Volo.
Sinon, bah... Merci beaucoup encore, ça me fait extrêmement plaisir. =)
| 16h32 |
20/58 |
07/01/2008 à 21:42 |
Ça ne m'a pas fait pleuré. Mais ça n'enlève rien au fait que j'ai trouvé ça magnifique.
Sûrement parce que je suis familière avec ce genre de situations, et que ça m'a touché d'une quelconque façon.