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Thus   |
A découvert. |
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08/05 à 02:51 |
[i]Voilà un petit texte, écrit y'a un mois. Rien d'exceptionnel, j'ai juste essayé de retranscrire ce qu'une personne mentalement déséquilibrée (qu'on a pas traitée) pouvait ressentir lorsqu'elle réalisait ce qu'elle préfère le plus faire au monde...
Ah, et le titre est à chier. Ca m'énerve (: [/i]
Ecorché. Oui, écorché vif.
Trop de sentiments à arracher à l'autre, aux autres même. On voit, on scrute, on analyse les autres, à la recherche de quelques haines qui nous manquent. On finit par les épier. A les dévorer savoureusement des yeux. On écrit son nom sur les murs avec notre propre sang. On se taillade les veines vainement: c'est notre quasi-unique source d'apaisement. On nous a interdit la morphine et on est trop démuni pour s'acheter des paradis artificiels. Alors il ne reste plus qu'à agir, à suivre sa victime, s'en rapprocher, la ligoter un peu trop fort, la bâillonner.
La victime est soumise et ses blessures finiront par être comme inspirées par le génie.
On saisit le scalpel trop rapidement et il nous glisse des mains. Il faut nous baisser pour le ramasser et on se rend compte que le sol est mouillé et que, quelques minutes avant, on exultait. Alors les sens nous reviennent. Notre vue perce à travers l'air, nos papilles gustatives explosent, le silence crève nos tympans, la fraîcheur de l'air brûle notre fine couche de peau. Seul notre odorat reste intact dans cette explosion de saveurs pestilentielles.
On se remémore la première fois et les gestes maladroits. On se remémore cette excitation teintée de peur. Et si l'on était trouvé ? Ce jeu en valait-il vraiment la peine ? Au milieu des souvenirs, on entend les gémissements. Ses gémissements. On en avait presque oublié la victime.
Dans nos pupilles dilatées bout un frénétique brasier. Elles nous trahissent. Un peu trop. Et la victime continue de gémir.
C'en est fini. Il faut achever notre oeuvre.
On broie le scalpel, on s'écorche un peu et une goutte du plus impur sang s'écrase sur le sol, tonitruante. On se rapproche de plus en plus. On savoure l'instant présent, ce n'est plus un coeur que l'on a, ce ne sont plus des battements qui nous maintiennent en vie. Notre coeur est devenu un réacteur nucléaire. Non, une bombe même, et ses explosions en sont les battements. A chaque explosion, il manque d'arracher notre thorax. Il faut en finir, vite.
On lève un doigt et on incise, dévoilant sa tendre chair. Ca pue le sang maintenant. Tout ça nous excite et on continue ardemment notre tâche. On sent le scalpel glisser dans les muscles.
C'est une vraie baignoire, une piscine, une mer, un océan. Et l'instant d'après, on n'aperçoit plus notre main. Elle est un peu plus loin, gisante sur le sol. Nos doigts exercent encore une pression sur le scalpel. Et la douleur nous rattrape, on se regarde, on jouit encore. On a une érection et puis tout s'éclipse, comme dans un rêve ...
Le lit est dur et étroit, mais confortable. On a été isolé et on apprend par un médecin que l'on sera jugé le lendemain.
Ce jugement sera le dernier d'ailleurs. On se promet de mettre fin à sa vie si l'on ressort du tribunal. La faute aux bancs qui nous ont démoli le fessier.
On apprend qu'on sera exécuté. On en frémit.
Les jours se suivent et arrive le dernier jour qu'on passera à fouler cette Terre et ce sol bétonné.
Le divin astre nous brûle. Il nous expose. C'est alors que l'on distingue les fusils argentés, au loin.
Pétrifié. Et puis on recommence à fantasmer.
On a une dernière érection rien qu'à l'idée de sentir ces balles violer notre corps, l'écorcher tout entier.
Et puis on entend ces rugissements métalliques.
On jouit, on tombe, et puis ...
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1/4 |
08/05/2008 à 03:46 |
beaucoup de "puis" joli texte. Ceci discorrige les petites fautes comme les repetitions et autres. Autrement c'est joliment ecrit
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2/4 |
08/05/2008 à 13:33 |
Le début du texte m'a fait penser à la chanson "Écorchée vive" de Diam's.
Et après avoir lu en entier, ça m'a donné la même impression de déjà-vu.
Malgré ça, les mots sont biens choisis et le style est plaisant à lire.
Pas mal, mais j'ai pas vraiment accroché.
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3/4 |
08/05/2008 à 13:39 |
En tout cas moi je trouve que la répétition fait parti de la beauté du texte,car la manière décrire en fait partie aussi^^
Bravo!
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4/4 |
08/05/2008 à 17:37 |
Moi j'aime pas. Le sujet est pas assez exploité, on passe limite du coq à l'âne. Non non, bien trop rapide pour être appréciable à mon goût.