Début de roman

Quel âge avez-vous ?

Moins de 18 ans

18 ans ou plus

Début de roman 539 17/12/07 à 19:01

bon voilà l'ébauche d'un roman que je compte écrire ...
ca m'a pris hier soir, et ... voilà où ca en est ^^

Un jour ou l'autre, on s'évadra.
Un jour ou l'autre, la vie nous sourira.

L'habituelle odeur des bars, sueur, alcool, fumée, mauvaise haleine. Et bien sûr il a fallu que j'accepte que le deal se déroule ici. Franchement, des fois je me demande à quoi je réfléchis, déjà niveau discrétion c'est foutu, n'importe lequel de ces individus pourrait faire partie de la Division. Et en plus, qui me dit que cette enflure de dealeur va venir ?
Il est 14:35, vendredi ? sûrement vendredi, oui. À cette heure-ci, je devrais être en cours, quel cours ? Thèorie et Applications de la Mathématique. Passionnant ...
J'avoue, être ici, attablé à un comptoir dégoûtant de mégots, jeux à gratter et boisson renversée est guère plus réjouissant, mais ce n'est que le début.
Et voilà qu'il n'est toujours pas là, il ? Est-ce un homme ? J'en sais absolument rien, le seul lien que j'ai avec lui, c'est un numéro, un cellulaire en plus.
Quand je l'ai contacté hier soir, la voix, sa voix m'a dit de venir à ce bar et de l'y attendre, rien de plus, rien de moins.
Au moment où je regarde ma montre, la seconde fois, on me tape sur l'épaule.
-Tu as du feu ?
Sous prétexte que je suis encore minoré, on me tutoie ... ca commence mal pour celui qui veut utiliser mon briquet.
-Pardon ?
Je me retourne en disant cela, et décelle quelque chose, je ne sais quoi mais cette personne m'interpelle.
-Aurais-tu du feu ?
-Oui, tenez.
Je lui tend mon briquet, des doigts noueux s'en saisissent et d'un geste maintes fois répété allument une cigarette jaunâtre que l'individu porte au coin des lèvres.
-Merci, je ne suis pas en retard ?!
-En retard ?
-Oui, je ne voudrais pas t'avoir fait attendre, la clientèle c'est sacré.
Exact, cette voix, c'est la même qu'hier soir.
-Non, je ne suis là que depuis quelques minutes.
-Bien, très bien même. Que te faut-il alors ? Narcomax, Cokhero, Subultamines ?
-Deliexcta ... pour ...
Je lui montre les billets, avisé comme il l'est, il sort le nombre de sachets correspondant.
-Un connaisseur. Tiens, apprécies, elle est en provenance directe du fabricant.
-Ouais. Allez salut.
D'un geste de la main, il me salue et s'écarte pour me laisser partir.

Finalement je parviens à rejoindre le lycée pour l'heure d'après, une chance que le bar ne soit pas trop éloigné finalement.
Les personnes me servant de camarades me regardent, étonnés que je revienne après avoir manqué une heure.
-Où t'étais ?
Pas besoin de me retourner pour savoir que c'est Dehniz.
-En course, j'ai acheté de quoi pimenter notre soirée.
Sans un mot, un léger sourire raverse son visage.
-Je vois... On verra ca ce soir !
-Oui.
Au moment où nous rentrons dans la salle, le professeur nous informe, un large rictus lui barrant la face, qu'un devoir nous attend.
Quoi de mieux qu'une interrogation sur les Langues étrangères évolutives ?!
Je vais prendre ma place, au fonf évidemment. Au passage, j'accroche une fille de la classe, un signe pour m'excuser et je poursuis mon chemin.
Une heure plus tard, après avoir répondu à une vingtaine de questions, nous sortons tous de la classe, Dheniz viens jusqu'à moi, l'air de celui qui sait déjà sa note, excellente.
-Une formalité...
-Oui, je trouve aussi. Qui vient alors ?
Son visage s'éclaire, la joie d'avoir réussi l'épreuve n'est rien comparé à l'imminence de notre soirée.
Il appelle plusieurs personnes environnantes. Celles-ci s'approchent.
-Alors, il y aura Rima, Biane, Felohn, Malxa, toi et moi.
-Seulement ?
-De notre classe oui, d'autres nous rejoindront, ne t'en fais pas.
-Ok, quelle heure, où ?
-21h, Boulevard de la Liberté, le 29.
-Très bien, j'y serais, see you soon.
Je prend congé d'eux, m'engageant dans l'escalier, je tombe nez à nez sur la fille de toute à l'heure. Une nouvelle à qui j'ai du adresser, en tout et pour tout, trois phrases.
-Oh, décidemment, je suis désolée.
Quelques peu surpris par ces excuses inutiles, je lui rétorque je suis désolé moi aussi, ce faisant, je voit enfin, pour la première fois, véritablement son visage.
Une délicate perfection, un teint légérement hâlé, des lèvres, un sourire, des yeux, parfaits. Ses cheveux, tombant tels une cascade brune sur ses épaules, le sont eux aussi.
-Oui, heu ... tu t'appelles Toram, c'est ca ?!
Comment ai-je pu ne pas la remarquer avant aujourd'hui ?
-Oui, je vois que tu es renseignée sur mon compte. Je dois avouer que ton nom m'échappes.
-Isora, je suis nouvelle.
-Oui ca je le sais.
Elle éclate de rire.
-Tu es renseigné aussi à ce que je vois.
Elle regarde sa montre, et replonge son regard dans le mien.
-J'ai du temps devant moi, ca te dit d'aller boire un coup, qu'on fasse connaissance ?
Alors là! Direct, elle veut aller faire un tour.
-Pourquoi pas. Viens je connais un endroit sympa.
-Je te suis.
Nous descendons les marches tout en continuant à parler. Ainsi j'apprend qu'elle est ici dans l'optique de décrocher son Titre de Maîtrise en Mode Scientifique, tout un programme.
Enfin dans la rue, en ce mois d'Avirl, les rayons du soleil qui nous parviennent sont justes assez chaud pour nous inviter à rester dehors. Il est 16h, son père passe la chercher seulement à 17h, on a une heure pour nous.
-Le cyber est à quelques rues.
-L'Agoratik ?
-Oui, tu connais ?
-De nom. Ils ont de quoi épencher la soif j'espère ?!
-Tout dépend de quelle soif ?
-On s'est compris...
Nous continuons à marcher, l'enseigne se détache de la façade. Nous entrons, le patron, un homme âgé tout au plus de 45 ans, nous demandes ce qu'on veut.
-Deux pressions. Un sirop pour toi ?
-Comme toi.
-Pêche pour les deux, Farin.
-Ca roule Tor'.
-Viens asseyons-nous.
Une table au fond est libre, dissimulé de la porte d'entrée par un nuage de fumée.
-Charmant endroit. Ca fait longtemps que tu y viens ?
-Hum... disons que c'est un jumelage avec le lycée. Les devoirs, repas, études se passent ici.
-Oui je comprends.
Son sourire est une vraie bénédiction, et la mélodie de son rire, un enchantement.
-Bien, dis moi tout ce qui est important.
-Tout dépend de ce que tu appelles "important".
-Toi...au sens où on parle de toi.
-Je vois que tu sais être flatteur. Alors, que dire ? Mon père est venu ici diriger une filliale de son entreprise, ma mère, mon frère et moi l'avons suivis.
-Une véritable famille pour ainsi dire...
-Oui très unie, mais ils sont sympas. Je peux faire ce que je veux, ou presque.
Farin arrive, dépose les demis et retourne à son comptoir.
-Tu m'en diras des nouvelles.
Elle s'empresse de goûter sa bière.
-Hum.. En effet, c'est extra.
Je porte mon verre à mes lèvres, quelle douce saveur...
-Et toi, qu'y a-t-il que je dois savoir sur toi ?
-Bah je suis un garçon, je suis dans le même lycée que toi, je te trouves très jolie...
Hein, qu'est-ce qui me prend ?
-L'appréciation est réciproque...
Suis-je aussi rouge qu'elle ?
-Sinon, j'ai bénéficié d'une dérogation annuelle pour passer une classe, mes parents font fructifier leur pécule. Ma petite soeur s'assure de leur en taer un maximum.
-Alors comme ca monsieur est argenté ?
-On peut dire ca comme ca, la famille a su se préserver et augmenter sa fortune.
-Intéressant, mais pourquoi fais-tu donc des études, tu n'en aurais pas besoin...
-Oui, c'est juste mais passer ma vie chez moi, entouré de mes parents, entendre leur préceptes sur l'argent, très peu pour moi. Je préfère être ici avec les gens que j'apprécie.
-Belle manière de penser.
-Merci.
Son teint est redevenu plus clair néanmoins elle ajoute...
-Je peux goûter ?
-Goûter ?
-Ta bière!
-Tu as la même.
-Exact mais elle n'a pas la saveur de tes lèvres.
Ca va légèrement vite ...
Je prends une gorgée et approche mon visage du sien.
Elle entrouve ses lèvres, je lui saisis le visage et appuis mes lèvres contre les siennes, échangeant notre souffle, sentant sa langue sous la mienne et vice-versa.
Bonheur.

Début de roman 161/539 12/01/2008 à 14:44
ce week-end ca va être très dur... match ce soir, repas de famille demain, 2 DS à réviser pour lundi ...

j'vais essayer pas garanti du tout cependant
Début de roman 162/539 12/01/2008 à 14:51
Le début de la situation est malheureusement aujourd'hui ubuesque....
Début de roman 163/539 12/01/2008 à 15:13
Marek14 a écrit :
Le début de la situation est malheureusement aujourd'hui ubuesque....



oui et non.
Illégal mais pas forcément irréalisable...

puis si tu regardes bien non seulement j'ai écris ce début avant le 1er janvier et c'est forcément situé en France Mr. Green
Début de roman 164/539 12/01/2008 à 18:27
Bon bin moi j'attends la suite avec impatience :p
Début de roman 165/539 12/01/2008 à 23:56
Vraiemnt super ! vite, donne la suite ! ça peu pas d'arrêter comme ça !! ^w^
Début de roman 166/539 13/01/2008 à 01:13
Lundi, le début d'une nouvelle semaine, l'éternel recommencement dans une vie scolaire.
Je marche dans les couloirs en compagnie d'Isora.
Nous sommes arrivés au lycée en même temps, son père l'a déposé tandis que je suis venu tout seul.
Depuis que je suis parti de chez elle, hier soir, après un repas avec elle et sa famille, des gens vraiment attachant à y juger de plus près, je ne cesse de penser à elle.
Outre le côté charnel, sa seule présence suffit à m'émerveiller.
Elle s'arrête et se met à me fixer.
-Je ne regrette pas.
-Oui, moi non plus.
-Tu sais, Toram, tu es ma première...
Que répondre ? Quelle importance ?
-Tu aurais préféré le faire différemment ?
-Non, c'est juste que pour moi, ca a une signification particulière.
-Je ne sais pas quoi dire. Ton bonheur est mon seul désir.
-Tu es un ange. Non mais je veux dire, je me doute que tu l'avais déjà fait, j'espère que j'ai été à la hauteur.
Suis-je si transparent ?
-En effet...mais quoique tu imagines, tu es une déesse qui efface n'importe qui qui ait été dans mon coeur avant.
-Oui mais...
-Rassures-toi, j'ai aimé, adoré t'avoir dans mes bras.
-Merci.
Pas de mot seulement un baiser.
La sonnerie retentit, nous rentrons, le cours de Littérature nous attend.
Je ne suis pas à côté d'elle de la matinée ni même cet après-midi mais la pause repas nous permettre d'être ensemble.

Salade, pomme de terre, steack et pomme, le menu de ce midi, quelle extase...
En face de moi se dresse un ange, un ange de beauté et d'amour.
A notre table se trouve Biane et Dheniz, eux aussi absorbés par la contemplation du regard de l'autre.
-Tu sais, mes parents t'ont vraiment apprécié hier.
-Ils sont sympas.
-Oui, à condition de t'aimer sinon...
-C'est normal, par contre ton frère est tout le temps comme ca ?
-Casse-pied ?
-Non, au contraire, il raconte tout le temps des blagues, c'est extra.
Elle m'adresse un sourire.
-Si tu le dis.
Elle termine son repas alors que le mien est déjà terminé depuis un petit moment.
-On fait quoi ?
-Je sais pas, on a une heure de permancence.
-La salle des élèves, à cette heure il y aura personne et on pourra être tranquilles.
-Ok.
Nous nous rendons donc au premier étage où se trouve la salle.
Fermée.
-Pas de chance. Hum... ca change nos plans.
-Plutôt... J'ai une idée, j'ai ma chambre, il y a une télévision et je pourrais mettre de la musique sur mon ordinateur portable.
-Ca se tient.
-Bon on y va alors.
Je la tiens pas les hanches et nous allons vers le bâtiment des résidences lycéennes.
Nous montons, j'ouvre la porte et elle pénétre à l'intérieur.
-Sobre.
-Sommaire tu veux dire, j'y viens jamais, pas besoin de fioritures.
-Je vois, je vois.
Elle s'assoit sur le lit tandis que j'ouvre les volets et met en marche le portable.
Elle saisit la télécommande qui traîne sur la table de chevet et allume la télé.
"...L'habitat naturel du loup...Pourquoi l'avoir tué ?... Et c'est une superbe action..."
Elle zappe pour finalement éteindre l'engin.
-Il y a vraiment rien.
-Ca arrive... Choisis la musique que tu veux sur l'ordi, il devrait y avoir quelques trucs pour te convenir.
Elle prend le boitier et s'imisce dans le logiciel, quelques secondes ensuite, un son jaillit des haut-parleurs.
-Tu as du bon choix.
-Merci.
Elle se lève et vient se coller à moi.
-Toram ?!
J'ai la brilance de ses yeux qui m'aveugle.
-Tu sais, ce qu'on a fait her, je veux que tu sache, j'ai jamais été aussi bien.
-Tu es si belle... Tu sais, ce... cet... qu'on ait fait l'amour, j'ai véritablement aimé moi aussi. J'ai aimé avoir ton corps contre le mien, sentir ton coeur battre.
-Je t'aime, tant.
Elle s'accroche à mon cou et me donne un baiser gourmand et soudain.

Début de roman 167/539 13/01/2008 à 01:35
Encore bien ...

Bon la suite est pour quand ?? xD
Début de roman 168/539 13/01/2008 à 01:38
Coeur Coeur Coeur
Début de roman 169/539 13/01/2008 à 01:44
va falloir attendre un peu maintenant ^^

autant j'aime écrire mais le fait de devoir avoir un 14.5 aumoins ca oblige à réviser donc ...

je pense... non je sais pas quand, peut-être demain comme lundi, mardi ou mercredi tout dépendra de l'inspiration et du temps que j'aurai
Début de roman 170/539 13/01/2008 à 04:20
Waouuuuuuuuuu c'est bien long ça :-o
Début de roman 171/539 13/01/2008 à 08:11
Varia sa vient de costume Varia de Samus ou il n'y a aucun rapport ?
Début de roman 172/539 13/01/2008 à 11:37
aucun, je sais meme pas ce que c'est n_n ^^
Début de roman 173/539 13/01/2008 à 14:30
Bon le début, revu, corrigé ...

Un jour ou l'autre, on s'évadra.
Un jour ou l'autre, la vie nous sourira.

L'habituelle odeur des bars, sueur, alcool, fumée, mauvaise haleine. Et bien sûr il a fallu que j'accepte que le deal se déroule ici. Franchement, des fois je me demande à quoi je réfléchis, déjà niveau discrétion c'est foutu, n'importe lequel de ces individus pourrait faire partie de la Division. Et en plus, qui me dit que cette enflure de dealeur va venir ?
Il est 14:35, vendredi ? sûrement vendredi, oui. À cette heure-ci, je devrais être en cours, quel cours ? Thèorie et Applications de la Mathématique. Passionnant...
J'avoue, être ici, attablé à un comptoir dégoûtant de mégots, jeux à gratter et boisson renversée est guère plus réjouissant, mais ce n'est que le début.
Et voilà qu'il n'est toujours pas là, il ? Est-ce un homme ? J'en sais absolument rien, le seul lien que j'ai avec lui, c'est un numéro, un cellulaire en plus.
Quand je l'ai contacté hier soir, la voix, sa voix m'a dit de venir à ce bar et de l'y attendre, rien de plus, rien de moins.
Au moment où je regarde ma montre, la seconde fois, on me tape sur l'épaule.
-Tu as du feu ?
Sous prétexte que je suis encore minoré, on me tutoie... ca commence mal pour celui qui veut utiliser mon briquet.
-Pardon ?
Je me retourne en disant cela, et décelle quelque chose, je ne sais quoi mais cette personne m'interpelle.
-Aurais-tu du feu ?
-Oui, tenez.
Je lui tend mon briquet, des doigts noueux s'en saisissent et d'un geste maintes fois répété allument une cigarette jaunâtre que l'individu porte au coin des lèvres.
-Merci, je ne suis pas en retard ?!
-En retard ?
-Oui, je ne voudrais pas t'avoir fait attendre, la clientèle c'est sacré.
Exact, cette voix, c'est la même qu'hier soir.
-Non, je ne suis là que depuis quelques minutes.
-Bien, très bien même. Que te faut-il alors ? Narcomax, Cokhero, Subultamines ?
-Deliexcta... pour...
Je lui montre les billets, avisé comme il l'est, il sort le nombre de sachets correspondant.
-Un connaisseur. Tiens, apprécies, elle est en provenance directe du fabricant.
-Ouais. Allez salut.
D'un geste de la main, il me salue et s'écarte pour me laisser partir.

Finalement je parviens à rejoindre le lycée pour l'heure d'après, une chance que le bar ne soit pas trop éloigné finalement.
Les personnes me servant de camarades me regardent, étonnés que je revienne après avoir manqué une heure.
-Où t'étais ?
Pas besoin de me retourner pour savoir que c'est Dheniz.
-En course, j'ai acheté de quoi pimenter notre soirée.
Sans un mot, un léger sourire traverse son visage.
-Je vois... On verra ca ce soir !
-Oui.
Au moment où nous rentrons dans la salle, le professeur nous informe, un large rictus lui barrant la face, qu'un devoir nous attend.
Quoi de mieux qu'une interrogation sur les Langues étrangères évolutives ?!
Je vais prendre ma place, au fonf évidemment. Au passage, j'accroche une fille de la classe, un signe pour m'excuser et je poursuis mon chemin.
Une heure plus tard, après avoir répondu à une vingtaine de questions, nous sortons tous de la classe, Dheniz viens jusqu'à moi, l'air de celui qui sait déjà sa note, excellente.
-Une formalité...
-Oui, je trouve aussi. Qui vient alors ?
Son visage s'éclaire, la joie d'avoir réussi l'épreuve n'est rien comparé à l'imminence de notre soirée.
Il appelle plusieurs personnes environnantes. Celles-ci s'approchent.
-Alors, il y aura Rima, Biane, Felohn, Malxa, toi et moi.
-Seulement ?
-De notre classe oui, d'autres nous rejoindront, ne t'en fais pas.
-Ok, quelle heure, où ?
-21h, Boulevard de la Liberté, le 29.
-Très bien, j'y serais, see you soon.
Je prend congé d'eux, m'engageant dans l'escalier, je tombe nez à nez sur la fille de toute à l'heure. Une nouvelle à qui j'ai du adresser, en tout et pour tout, trois phrases.
-Oh, décidemment, je suis désolée.
Quelques peu surpris par ces excuses inutiles, je lui rétorque que je suis désolé moi aussi, ce faisant, je vois enfin, pour la première fois, véritablement son visage.
Une délicate perfection, un teint légérement hâlé, des lèvres, un sourire, des yeux, parfaits. Ses cheveux, tombant tels une cascade brune sur ses épaules, le sont eux aussi.
-Oui, heu... tu t'appelles Toram, c'est ca ?!
Comment ai-je pu ne pas la remarquer avant aujourd'hui ?
-Oui, je vois que tu es renseignée sur mon compte. Je dois avouer que ton nom m'échappe.
-Isora, je suis nouvelle.
-Oui, ca je le sais.
Elle éclate de rire.
-Tu es renseigné aussi à ce que je vois.
Elle regarde sa montre, et replonge son regard dans le mien.
-J'ai du temps devant moi, ca te dit d'aller boire un coup, qu'on fasse connaissance ?
Alors là ! Direct, elle veut aller faire un tour...
-Pourquoi pas. Viens je connais un endroit sympa.
-Je te suis.
Nous descendons les marches tout en continuant à parler. Ainsi j'apprend qu'elle est ici dans l'optique de décrocher son Titre de Maîtrise en Mode Scientifique, tout un programme...
Enfin dans la rue, en ce mois d'Avril, les rayons du soleil qui nous parviennent sont justes assez chaud pour nous inviter à rester dehors. Il est 16h, son père passe la chercher seulement à 17h, on a une heure pour nous.
-Le cyber est à quelques rues.
-L'Agoratik ?
-Oui, tu connais ?
-De nom. Ils ont de quoi épencher la soif j'espère ?!
-Tout dépend de quelle soif ?
-On s'est compris...
Nous continuons à marcher, l'enseigne se détache de la façade. Nous entrons, le patron, un homme âgé tout au plus de 45 ans, nous demandes ce qu'on veut.
-Deux pressions. Un sirop pour toi ?
-Comme toi.
-Pêche pour les deux, Farin.
-Ca roule Tor'.
-Viens asseyons-nous.
Une table au fond est libre, dissimulée de la porte d'entrée par un nuage de fumée.
-Charmant endroit. Ca fait longtemps que tu y viens ?
-Hum... disons que c'est un jumelage avec le lycée. Les devoirs, repas, études se passent ici.
-Oui je comprends.
Son sourire est une vraie bénédiction, et la mélodie de son rire, un enchantement.
-Bien, dis moi tout ce qui est important.
-Tout dépend de ce que tu appelles "important".
-Toi...au sens où on parle de toi.
-Je vois que tu sais être flatteur. Alors, que dire ? Mon père est venu ici diriger une filliale de son entreprise, ma mère, mon frère et moi l'avons suivis.
-Une véritable famille pour ainsi dire...
-Oui très unie, mais ils sont sympas. Je peux faire ce que je veux, ou presque.
Farin arrive, dépose les demis et retourne à son comptoir.
-Tu m'en diras des nouvelles.
Elle s'empresse de goûter sa bière.
-Hum.. En effet, c'est extra.
Je porte mon verre à mes lèvres, quelle douce saveur...
-Et toi, qu'y a-t-il que je dois savoir sur toi ?
-Bah je suis un garçon, je suis dans le même lycée que toi, je te trouves très jolie...
Hein, qu'est-ce qui me prend ?
-L'appréciation est réciproque...
Suis-je aussi rouge qu'elle ?
-Sinon, j'ai bénéficié d'une dérogation annuelle pour passer une classe, mes parents font fructifier leur pécule. Ma petite soeur s'assure de leur en taxer un maximum.
-Alors comme ca monsieur est argenté ?
-On peut dire ca comme ca, la famille a su se préserver et augmenter sa fortune.
-Intéressant, mais pourquoi fais-tu donc des études, tu n'en aurais pas besoin...
-Oui, c'est juste mais passer ma vie chez moi, entouré de mes parents, entendre leur préceptes sur l'argent, très peu pour moi ! Je préfère être ici avec les gens que j'apprécie.
-Belle manière de penser.
-Merci.
Son teint est redevenu plus clair néanmoins elle ajoute...
-Je peux goûter ?
-Goûter ?
-Ta bière!
-Tu as la même.
-Exact mais elle n'a pas la saveur de tes lèvres.
Ca va légèrement vite... Néanmoins...
Je prends une gorgée et approche mon visage du sien.
Elle entrouve ses lèvres, je lui saisis le visage et appuis mes lèvres contre les siennes, échangeant notre souffle, sentant sa langue sous la mienne et vice-versa.
Le Bonheur à l'état pur.

Puis petit à petit, appréciant chanque seconde, nous séparons nos visages.
Ses yeux brillent, j'imagine que les miens aussi. Mon coeur bat à tout rompre, mes pensées fusent...
-En effet, elle a un goût différent...
-Ah, tu trouves, fais moi goûter la tienne, je pourrais comparer...
Son visage s'illumine, un sourire se dessinant sur ces lèvres que je viens de quitter.
-Je te trouve très entreprenant, néanmoins c'est avec plaisir que j'accède à ta demande.
Son bras porte à sa bouche le délicieux nectar, moins appréciable que sa propre saveur mais toutefois, très agréable.
Son visage, son corps, ses lèvres, se rapprochent, mon corps tout entier fait de même. Le sien et le mien vibrent à l'unisson, ses mouvement sont complèmentaires aux miens,ses mains viennent dans les miennes, je sens qu'elle tremble... C'est si bon.
Une seconde, une minute, une heure, une éternité passe, le temps s'est arrêté.
Puis comme d'un accord tacite, chacun se retire, reprend la maitrîse de son être...
-Alors ta note à ce breuvage ?
-Je serais tenté de mettre la note maximale...
-Tenté ?
-Oui, mais je me dois de mettre plus que le maximum...
-Oui, ma foi, c'est plutôt vrai.

Mon cellulaire se met à vibrer dans ma poche, je m'en saisis tout en m'excusant auprès d'Isora.
"Oui, Toram"
C'est mon père qui m'informe que lui et ma mère ont décidé d'aller manger en ville, ils ont confié ma soeur à sa nourrice.
"Je ne comptais pas être là ce soir de toute façon"
Il ne cherche même pas à m'en dissuader trop content de cette annonce.
"Oui, vous aussi, passez une bonne soirée."
-Mes parents.
-J'avais cru comprendre.
-Que fais-tu ce soir ?
-Je sors avec Dheniz et d'autres... de la classe.
-Bien.
-Tu veux venir ?
-Je ne voudrais pas m'imposer à tes amis...
-C'est moi qui organise la fête, j'invite qui je veux.
-Bon, je rentre chez moi, j'en parle aux parents et je te rappelle pour te dire, ca marche ?
-Pas de problème, enfin si tu n'as pas mon numéro...
-En effet.
-Alors le voilà, n'oublies pas de m'appeller surtout.
Jelui tends mon cellulaire où s'affiche l'indicateur et elle le copit sur le sien.
-Je n'y manquerais pas
-Au cas où tu viendrais, tu voudras que je passe te chercher ?
-J'habite loin ...
-Pas de soucis, mon aumoto a le plein.
-Dans ce cas... je te donnerais mon adresse tout à l'heure alors.
Comme plus tôt, ellel regarde sa montre, élégant bijou à son poignet droit.
-Je dois y aller, mon père arrive dans quelques minutes.
-Je te raccompagne.
Je finis mon verre tandis qu'elle fait la même chose avec le sien, nous nous levons. En passant devant le comptoir, je tend un billet au patron, celui-ci le prend. Nous sortons.
L'air s'est rafraîchi mais nous marchons en direction de l'établissement.
Sa main s'est logé dans la mienne, je ressens sa chaleur, une flamme au milieu du brouillard environnant.
Nous arrivons au lycée, une voiture, imposant siglée d'un étrange monogramme, attend, je comprend que c'est son père, je la laisse là, elle monte dans la voiture et s'en va.

Je me dirige vers mon véhicule, l'aumoto garée devant le lycée, juste en face des élèves sortant du dernier cours de la journée.
L'aumoto, prototype d'hybride entre moto et auto, d'où son nom très original... De couleur noire réhaussée de chrome, des jantes argentées, une pure merveille de technologie et de confort.
Bien évidemment, cet engin étant neuf, et limité en nombre, il fait la joie des admirateurs de mécanique du lycée.
Je prend mon jeu de clé dans ma poche, d'une rapide pression sur la clé de contact j'ouvre l'aumoto et monte dedans, m'asseyant à cheval sur la place faite à cet effet.
Une autre pression sur le bouton de démarrage et le moteur se met à ronronner, le pied sur l'accélérateur, je lance l'aumoto dans la circulation alors que les badauds s'écartent.
Le système de navigation m'informe que des travaux sont en cours sur une artère que j'emprunte habituellement, qu'à cela ne tienne, je change d'itinéraire, roule pendant une dizaine de minutes et arrive enfin à la sortie de la ville pour voir se dessiner au loin les cités-dortoires. Un virage sur la gauche, je m'engage dans un chemin. Après quelques centaines de mètres, je distingue le toit de ma maison.
Je gare l'aumoto dans le garage adjacent à la demeure.
-Toram!
Ma petite soeur est enjouée de me voir.
-Stiha, je vois que tu es en forme aujourd'hui.
-Oui, oui. Tu es rentré c'est bien, on va s'amuser ce soir.
-Non,je suis désolé je repart d'ici trois heures.
-Oh... je vais encore rester avec Mademoiselle Circa.
-Oui, sûrement, mais où elle d'ailleurs ?
-Je suis ici, Monsieur Toram.
-Passez-vous du Monsieur, vous m'avez vu lorsque je n'étais pas plus haut que ça.
-Bien, Mon...Toram. Vous ne restez pas diner alors ?!
-Non je compte repartir aux alentours de 20h.
-Très bien.
-Je monte dans mes quartiers.
-A votre guise.
Je me dirige vers l'escalier, ma chambre est au 4ème étage. Au plus haut de la maison, le rez-de-chaussée est pour l'alimentaion, le 1er étage pour les pièces à vivre, le 2éme étage réservé à ma soeur et à la gouvernante tandis que le 3éme est celui de mes parents.
Enfin dans ma chambre, je me débarasse de mes affaires empestés de fumée et prend un jogging dans mon armoire pour me mettre à l'aise.
J'allume l'ordinateur, met en marche la chaine hi-fi. Quelques secondes et tout est opérationnel. Tandis que les enceintes débitent un son tantôt brutal tantôt doux, je me met à mes devoirs sur le Réseau tout en suivant quelques conversations avec mes amis connectés sur la dernière messagerie instantanée à la mode.
Finalement, les devoirs terminés, je me déshabille et me dirige vers la salle de bain.
Quoi de tel qu'une bonne douche ?! L'eau s'écoule sur mon corps le libérant de la tension accumulée aujourd'hui.
La substance...Isora...le lycée...Isora....la substance...Isora....Isora...Isora
Elle...Dire que ce matin j'étais seul et heureux de l'être et ce soir, je ne sais pas, mais tout aussi heureux voire plus.
A quoi cela rime ? En à peine trente minutes, j'avais ses lèvres contre les miennes, en une demi heure je sentait son souffle sur le mien...
A quoi cela va-t-il nous mener ?
Ces questions s'évanouissent comme l'eau tombant sur le sol de la douche.
Je sors de celle-ci, me sèche et remet mon jogging.
Je descend au rez-de-chaussée, il me faut quelque chose à manger, un paquet de gâteaux au chocolat, puis un autre et un autre. La faim semble se calmer.
Je remonte, m'étends sur le lit, transporté par la musique.

Je me perds dans mes pensées, plus des images que des mots, féminines essentiellement...
Un son, lointain, agressif... J'émerge de ma torpeur. Ma montre affiche 19h04, je saisis mon portable qui résonne.
-Oui, Toram.
-C'est Isora...Ca tient toujours pour ce soir ?
-Bien sûr, tu peux venir ?
-Oui.
-Bien, donnes-moi ton adresse pour que je puisse venir te chercher.
-Esplanade du Comte, le 18.
Un quartier résidentiel plutôt chic.
-Je pars de suite, tiens toi prête.
-Je t'attend...avec impatience.
-A tout de suite.
Je raccroche, sa dernière phrase m'a fait prendre conscience des événements de cette après-midi, je compte pour elle...elle compte pour moi.
Laissant là ces réflexions, je me lève du lit, quitte le jogging pour aller prendre des affaires plus "nocturnes" dans ma penderie.
Une chemise noire, un jean délavé, des chaussures argentées, ce n'est pas une soirée formelle, ca suffira.
Je descend, croisant au passage ma petite soeur s'amusant avec l'un des inombrables chats habitant la maison, il me semble que c'est un Saint d'Arkan, très beau félin aux couleurs éparses et multiples.
Tandis que je bois un verre d'eau pour étancher ma soif, la nourrice de ma soeur arrive dans la cuisine et me demande d'être raisonnable...
Son attitude est plus maternelle que celle de ma propre génitrice.
-Ne suis-je pas suffisament raisonnable ?
-Un accident est vite arrivé, faites attention.
-Je vous remercie de votre solicitude, j'en tiendrais compte.
Que ne faut-il pas dire pour être "gentil" ?!
Prenant un manteau dans le couloir, je me rend dans le garage où l'aumoto m'attend, je monte dedans.
Le garage est ouvert, le portail de la résidence doit aussi l'être, j'appuis sur la pédale d'accélérateur et lance ma monture à l'assaut du soleil couchant.

Le trajet jusqu'à chez Isora n'est pas très long,tout au plus un quart d'heure et je suis devant chez elle.
Une maison somme toute jolie mais commune, une grande façade agrémentée de plusieurs fenêtres, l'une d'elles est éclairée, je saisis la silhouette d'Isora en ombre chinoise. Elle disparaît et quelques secondes plus tard elle m'ouvre la porte d'entrée. Elle est radieuse dans son pantalon légérement moulant et le haut qui dévoile juste assez de ses formes pour passionner qui que ce soit. Et que dire de son visage, angélique !
-Tu as fait vite...
-Tu n'habites pas si loin que ça...
-Tu ne m'as pas fait attendre...
-Je m'en serais voulu.
Un sourire, déjà vu plusieurs fois aujourd'hui retraverse son visage.
-Viens, mon père voudrait te parler, il est plutôt vieux-jeu.
-Dans ce cas...
Je lui emboîte le pas et pénètre dans le hall d'entrée.
C'est très cossu, très familier, on s'y sent tout de suite bien grâce à la bonhomie que dégage cette maison.
Au fond, une porte entrouverte d'où me parviennent les voix d'un homme et de sa femme. Chacun possède un timbre propre que je crois retrouver chez Isora.
Nous y entrons, elle en premier, moi en retrait.
-Madame, Monsieur...
-Toram, si je ne m'abuses pas sur ce que nous a dit notre fille ?
-En effet Monsieur.
-Trève de politesse, appelez moi Rius. Voici ma femme, Varia.
-Enchanté, Isora m'a dit que vous souhaitiez faire ma connaissance.
-Plutôt rencontrer les amis de notre fille, plus particulièrement si ceux-ci se proposent de lui servir de chauffeur.
-Je comprend, c'est tout naturel.
-Pour être franc, vous m'inspirez confiance, jeune homme. Veillez à ne pas décevoir ma fille ni l'idée que j'ai de vous.
-Je saurais le retenir.
-Bien, je ne vais donc pas vous retarder plus longtemps, prenez soin d'elle et ramenez la sans heurts.
-Je n'y manquerais pas.
-Viens, allons-y.
Isora me prend le bras et m'entraîne vers la sortie.
-Tu t'en es très bien sorti, à leur regard j'ai vu que tu leur avais plu, je n'ai même pas eu besoin d'intervenir.
-J'en suis ravi.
-Non, c'est moi qui le suis, tu es fantastique.
-Arrête je vais rougir...Si nous y allions, le temps que nous rejoignions les autres et il sera presque l'heure.
-C'est parti.

-Grimpe dans ton carrosse.
-Alors voci l'aumoto ?! Plutôt classe comme engin.
-On fait ce qu'on peut.
Elle monte après que j'ai déverouillé la portière, aussi à l'aise que si c'était son propre véhicule.
Je m'installe à l'avant et fais partir l'engin vers notre destination. Comme le trajet risque de durer un peu je romps le silence.
-Dis moi, t'as mère ne m'as pas parue enjouée.
-Non enfin si, c'est seulement que comme je te l'ai dit mes parents sont de la vieille école, elle coupe très rarement la parole à mon père, c'est dur en plus avec la quantité de mots qu'il débitte...
-Je l'ai trouvé sympa.
-Il l'est, mais il est encore plus bavard.Tu le verrais parler de l'importance de son travail. A l'en croire l'Intéressement Financier est un sujet inépuisable.
-Oui, j'imagine, néanmoins ca ne m'a pas déplu de le rencontrer, et puis vous avez une belle maison.
-Merci, un avantage à l'Intéressement Financier, on ne se plaint pas côté financier justement.
-Je connais ca aussi. Mais, je croyais que tu avais un frère, j'ai pas rêvé ?!
-Non, mais il est plutôt solitaire, il est resté dans sa chambre à écouter de la musique.
-Je vois, je vois.
La circulation est fluide mais il nous reste encore quelques kilomètres, 2.7 à vrai dire, d'après le systément de localisation interne à l'aumoto.
-Sinon, raconte moi ton après-midi depuis qu'on s'est quittés.
-Rien de passionnnant, je suis rentrée à la maison avec mon père, j'ai vite fait pris quelque chose à manger et je me suis mise au devoirs de lundi... Et toi ?
-A peu de choses près, le même scénario.
-Quel complémentarisme!
-Je trouve aussi.
On arrive au Boulevard de la Liberté, le n°29 est tout proche. En fait, il serait difficile de ne pas le voir avec l'attroupement miniature qu'il y a devant.
Je gare l'aumoto et coupe le contact.
-On est arrivés.
-En effet, je reconnais quelques tête familières.
Je m'extirpe de l'engin.
-Si Madame veut bien se donner la peine de descendre...
-Si Monsieur veut me donner son bras pour m'appuyer...
Je lui offre et elle sort à son tour de l'aumoto. Dheniz arrive vers nous, un immense sourire en travers du visage.
-Tu nous a amené une invitée.

-En effet. Vous vous connaissez ?
-Seulement de vue, tu es notre nouvelle élève, non ?
-Exact, je m'appelle Isora.
-Enchanté, moi c'est Dheniz, mais Toram te l'aura sûrement dit, le connaissant.
-Encore exact, mais rassures-toi il n'a dit que des choses positives.
-J'y compte bien!
-Bon, désolé de vous interrompre mais ca va commencer sans nous...
-La voix de la raison.
Finalement nous rejoignions les quelques personnes qui attendent devant l'entrée. Je reconnais de suite Rima, Biane, Felohn, Malxa. Il y a aussi Ozau, Lods et Posda, des habitués de nos soirées.
A part ceux-ci les autres ne me sont familliers que de visage.
-Toram!
C'est justement Posda qui s'avance vers moi, se tend sur ses jambes et m'embrasse pour me saluer.
Je sens le regard d'Isora dans mon dos, légérement acide.
-Comment ca va depuis la dernière party ?
-On fait aller, tu sais ce que c'est...
-Oui, l'enseignement, la famille. Je suis contente de te voir.
Le regard se fait de plus en plus courroucé dans mon dos même si elle n'a aucune inquiétude à se faire.
-Bien, rentrons.
Comme si tous attendaient mon aval, d'un mouvement quasi unique, chacun se dirige vers la porte.
-Dheniz c'est chez qui ce soir ?
-Finreh, un gars de troisième niveau. J'ai mis à profit le budget que tu m'avais confié, tu m'en diras des nouvelles.
Faire le mécène est très agréable mais je laisse toujours le soin d'organiser nos virées à Dheniz.
-Je m'attend au meilleur comme à ton habitude.
La porte s'ouvre après que l'un des convives ait appuyé sur l'interphone et ait parlé au propriétaire.
Finalement tous pénétrent dans l'entrée, Dheniz, Isora, Posda et moi fermant la marche. Je me saisis de la main d'Isora au passage, tentant de la rassurer.
On voit que tout a été prévu, lumière tamisé réhaussée de stromboscopes et de spots lumineux. Console sonique et enceintes démesurées. Bouteilles, canettes et verres.
-Beau boulot Dheniz.
-Merci.
Un garcon plutôt grand, étonnament musclé s'approche de Dheniz
-Salut, j'ai fais comme tu m'avais dit, tout est prêt.
-Bien, très bien Finreh.
Je me tourne vers Isora, sous cette lumière particulière, elle est encore plus magnifique. Je lui souris. Elle fais de même.
-Apprécies la soirée, tu en seras la reine.

-Une reine ?
-Parfaitement, tu en as la beauté et la prestance.
-Que de compliments, néanmoins une reine sans roi n'est plus une reine.
-Ce n'est pas faux.
Elle émet un léger rire.
-Qui pourrait être mon roi ? Tu as une idée ?
-Vaguement...
-Comme moi...
-Bien, et qui est-ce ?
-Embrasse moi!
Être commandé m'est agréable à ce moment là, je m'empresse de lui obéir.
Tandis que lui caresse les cheveux et les dos avec mes mains, je sens pour la première fois de la soirée son parfum. Une évasion florale en parfaite harmonie avec sa beauté, sa voix et son charme.
Elle se libère de mon étreinte.
-Je crois que j'ai un roi.
Je souris.
La musique se met à sortir en vague des enceintes, un son électronique donnant une folle envie de mouvoir son corps.
-Tu désires quelque chose à boire ?
-Qu'est-ce qu'il y a ? ... Non, attend, surprend moi.
-Je reviens.
Je m'éloigne vers la table où sont posées les bouteilles. Ankaroff Hot, Bandidas, Bronx, Pacific Blue, Applana, Strawana, Quawanalpa ... Une effusion de goûts.
Je nous prépare un mélange maintes fois testés par mes soins, d'une agréable douceur mais qui génère d'extraordinaires sensations. Strawana-Bronx-Nectar de Banane.
Dheniz s'avance vers moi.
-Plutôt jolie ta conquête.
-Non, ma conquérante...
-Toutefois, elle en reste belle.
-Je trouve aussi.
-Amusez-vous.
-On va essayer. Eclate-toi aussi mon ami.
Retour au royaume...
-Voilà pour toi.
-Merci beaucoup, qu'est-ce que c'est ?
-Goûte tu m'en diras des nouvelles.
Elle s'exécute... et semble ravie du breuvage.
-En effet, délicieux!
-Recette secrète.
-Garde-la alors.
Je bois à mon tour, le mélange litchi-fraise-banane me subjugue les papilles.
Une musique plus posée rythme les corps.
-Viens allons danser.
Je la suis en prenant soin de laisser mon verre dans un coin.
Son corps se rapproche du mien alors que nos corps vibrent à l'unisson. Les autres personnes autour n'existent plus.
Sans avertissement je recolle mes lèvres contre les siennes, elles semblaient les attendre.
Nous nous envolons au gré des notes.
Merveilleux moment, son corps contre le mien, nos visages en accord parfait.
La musique cesse et semble couper le lien qui nous maintenait emmêlés.
-Quelle danse!
-Quelle danseuse.
Pour toute réponse elle se contente de me donner un baiser, furtif.

-Je vais prendre l'air dehors, continue à danser.
-Bien, reviens vite,
Pendant qu'elle va se changer les idées, je rejoins Dheniz. Sans étonnement, je le trouve un verre à la main, d'après la couleur, il a opté pour le même mélange que moi.
-Tu nous as enflammé le dance-floor avec Isora dis donc...
-On peut dire ca comme ca... J'étais même pas au courant que je savais danser de cette manière.
-En effet, tu nous avais jamais montré ce talent, mais du moment qu'elle a apprécié c'est l'essentiel.
-Oui, et je crois que c'est le cas.
-Bien... Et sinon tu as notre "piment" ?!
-Dans ma poche. Tout de suite ?
-Allez, pour se mettre en jambe.
-Bon, ok, trouves-nous un coin tranquille.
-Suis-moi!
Il me mène à une pièce à l'écart, le son des enceintes en est presque absent, la lumière est plus vive.
C'est une salle toute simple, munie d'une table assez longue et cernée de chaises.
-On sera bien, j'ai demandé à Finreh où il y avait un coin excentré, d'après lui c'est le meilleur endroit.
-Ca fera l'affaire.
Je sors les sachets de ma poche, la poudre dorée luit à travers le plastique.
-Tu as ton inhalateur ?
-Quelle question ...
En effet, il sort un long tube pourvu d'un réservoir et d'un cône pour aspirer..
-Passe moi une dose.
-Voilà!
Il s'en saisit et verse le contenu dans la culasse prévue à cette effet et s'envoie la totalité dans les narines.
-Fais voir l'engin.
-Tiens.
Je m'empresse de faire de même.
Pendant quelques secondes rien ne se passe puis viennent ensuite les premiers effets: flashs lumineux, distorsion de la vue, ouïe, goût et odorat décuplé.
Une avalanche de sensation, La musique prend une nouvelle dimension tandis que je sens sur ma langue l'odeur encore présente d'Isora mêlée à mon verre de tout à l'heure. La salle dégorge aussi d'une odeur de souffre dégagée par des briquets.
-Il avait pas menti.
-Qui ?
-Celui qui m'a vendu ce lot.
-Ah...
-Provenance direct du fabricant.
-Ca se sent.
-Le moins qu'on puisse dire...
-Je vais rester là en attendant que ca se dissipe un peu.
-Ok, moi j'y retourne, Isora doit être revenue.
Je me lève, étonnament je n'ai aucun problème à le faire malgré l'état dans lequel se trouvent mes sens.
Le bar semble tout de même plus loin qu'à l'aller, j'y parviens finalement.
-Le roi est allé se repoudrer ?
-En quelque sorte, il aura suivi l'exemple de sa reine.
-Je comprend, retournons boire quelque chose.
Sans le vouloir véritablement, mes jambes me reconduisent aux bouteilles et autres artifices du genre.
-Une bière pour moi et toi ?
-Un Fire Spirit.
-C'est à dire ?!
-Je te montre.
Sur la table, je saisis la bouteille de Quawanalpa, en verse dans un verre. Avec mon briquet j'enflamme la préparation et l'avale dans la foulée
-Impressionnant...
-C'est rien.
Ou plutôt si, c'est beaucoup, combiné aux Deliexcta, le Fire Spirit a encore décuplé les sensations autour de moi, une euphorie inimaginable m'a envahie et ...
Je tire Isora dans mes bras pour lui donner une étreinte jusque là jamais imaginée au sein de mes pensées.
Littéralement jouissif ce contact me procure encore plus de bonheur que ne le pourrait une infinité de substance.
-Tu es intenable ce soir...j'aime ca.
-Content que ca te plaise.
ELle boit son verre d'un seul trait, ses yeux pétillent.
-C'est le cas. Tu n'es pas fatigué ?
-Pas plus que ca ... Pourquoi, tu l'es ?
-Assez, oui, ca te dérange pas si je vais me coucher ?
-Non, non, bien sûr. Je vais t'accompagner.
-Merci.
Essayant de trouver Finreh du regard, je le trouve en conversation avec Malxa au fond de la salle tandis que tout le monde danse, Dheniz y-compris.
-Finreh, désolé de vous déranger, tu as installé un coin pour nous reposer où?
-A l'étage, mes parents ne sont pas là mais veillez à rien déranger. Je vous accompagne si vous voulez ...
-Non c'est bon on va trouver. Et puis tu es occupé...
-Bien, merci à vous et bonne fin de soirée.
Isora me prend le bras et se blottit contre mon épaule tandis que nous montons l'escalier.
L'étage est assez vaste, la première salle que j'ouvre est un débarras. Pas de chance. La seconde est la salle à manger. Finalement nous arrivons dans une mezzanine où sont posés plusieurs matelas.
-Voilà. Tu es arrivé.
-Oui.
Alors que je repart, elle me retient du bout des doigts.
-Tu ne veux pas rester avec moi ?
-Tu y tiens vraiment ?
-Vois par toi même...
Et sur cette phrase, elle défait son cache-coeur, laissant apparaître un léger t-shirt blanc où se distingue par transparence la beauté de son corps.
Prenant le pas sur l'immense désir qu'elle a réveillé en moi, je parviens à me contrôler.
-Je vais rester mais pas pour ca.
-Ca quoi ?
-Ca...Nous enlacer, nous aimer.
-Je ne suis pas assez belle pour toi ?
-Au contraire... Mais je ne te le ferais pas alors que je suis dans un état second . De plus, je veux que si nous devons le faire ce soit magique.
Pas ici, pas maintenant et pas en n'étant plus maîtres de nos corps.
-Même si je te dis que je te veux, tout de suite et sur ce lit ?
-Même comme ca.
-...Promets-moi alors qu'on le fera.
-C'est inutile, mon désir pour toi est suffisament apparent.
-J'ai confiance, aveuglément confiance en toi.
-Je saurai en être digne.
Sur ces mots, elle s'allonge sur le lit improvisé. Je quitte ma chemise et la rejoins, collant mon torse à son dos et lui prenant la main dans la mienne.
Mes lèvres sont à hauteur de son cou, de ses oreilles.
-Passe une nuit rêveuse.
Mais c'est inutile, elle est déjà endormie alors je l'embrasse aussi délicatement que possible et sombre à mon tour dans un sommeil aussi profond que le noir de ses yeux.

Cela fait plusieurs minutes que je suis éveillé lorsqu'Isora sort de son sommeil
-Bonjour.
Elle garde les yeux fermés mais serre ma main.
-Tu m'as tenu chaud, c'était bon.
-Heureux de t'avoir fait plaisir.
-Tu as bien dormi ?
Finalement elle entrouve ses yeux aux couleurs de la nuit.
-Comme un ange. Et je savais que tu étais là.
Je lui dégage les cheveux qu'elle a sur le visage d'un lége souffle.
-Tu es si belle...
-Toi tu as plus les idées claires.
-Au contraire, je réalise la chance que j'ai, comment on s'est trouvé, comment j'ai toujours eu l'impression de te chercher. Et je t'ai trouvé, je suis comblé.
-Ne me demandes-pas en mariage tout de suite quand même ...
Elle se retourne et me gratifie d'un baiser, matinal mais régénérateur.
-Je rigole, tu peux me demander ma main...
-Je pourrais, je pourrai, je le ferai.
-Allez, levons-nous, il faut que j'aille me rafraîchir, je dois être hideuse.
Je m'extirpe du lit, prend la chemise laissé sur les draps hier soir et lui tend une main pour l'aider à se lever.
Puis, elle se dirige vers l'escalier, le tout sans faire de bruit pour ne pas déranger les autres qui dorment encore. Apparament Finreh a passé la nuit avec Malxa. Dheniz avec Biane. Les autres sont seuls dans sur leur lit.
Je la suis.
Alors qu'elle va finalement dans la salle de bains déjà visitée, je descend au rez-de-chaussée pour boire un verre d'eau. J'ai la bouche pâteuse.
Au passage, je remarque que les bouteilles sont bien tombées, une seul doit encore contenir du liquide.
-Toram! Il est 11h30.
-Si tard ?
-Oui, on devrait peut-être il y aller ? Ca me dérange de partir sans attendre que les autres soient réveillés mais mon père va jaser si je ne suis pas là pour le repas.
-Je comprends. Je vais leur laisser un mot.
Tandis que je trouve un stylo et un morceau de papier où je nous excuse, Isora et moi, d'être partis, cette dernière est allée m'attendre dehors.
J'arrive vers elle.
-C'est bon, je te ramène.
Alors je lui ouvre la portière, elle monte, moi à sa suite et nous partons en direction de l'Esplanade du Comte.
Début de roman 174/539 13/01/2008 à 15:53
c'est dommage que j'ai deja lu ça ... :p enfin on attend tous la suite ;)
Début de roman 175/539 13/01/2008 à 16:45
c'est que la moitié ^^ je suis en correction de la seconde, en revanche je l'ai déjà publié aussi, faudra attendre pour du neuf ^^
Début de roman 176/539 13/01/2008 à 18:24
pourquoi l'avoir réécrit ? on se perd du coup dans l'histoire Rolling Eyes
Début de roman 177/539 13/01/2008 à 18:30
pour corriger les fautes Sifflote et y'en avait pas mal, je suis déçu de moi même ^^

Début de roman 178/539 14/01/2008 à 12:48
TheSongWriter a écrit :
pour corriger les fautes et y'en avait pas mal, je suis déçu de moi même ^^



perso sa me plait pas du tout que tu est tout réecrit ^^ car tu as surement changer des details et quand tu va reprendre la suite et bah on saura plus où on en est ... je te le dis franchement j'ai pas relu ton passages .... sa me les casses plus qu'autre choses ^^
Début de roman 179/539 14/01/2008 à 15:21
j'aime le sujet mais l'écrit ce n'est pas encore ça sinon bonne chance
Début de roman 180/539 14/01/2008 à 17:10
l_emigraniste a écrit :
TheSongWriter a écrit :
pour corriger les fautes et y'en avait pas mal, je suis déçu de moi même ^^



perso sa me plait pas du tout que tu est tout réecrit ^^ car tu as surement changer des details et quand tu va reprendre la suite et bah on saura plus où on en est ... je te le dis franchement j'ai pas relu ton passages .... sa me les casses plus qu'autre choses ^^


non changé aucun détail. juste corrigé les erreurs ou remaniès certaines phrases que je trouvait pas correctes. enfin le but n'est pas de le relire de toute façon c'est juste au cas où quelqu'un ait pris le texte en route et puisse avoir tout le début d'un coup ^^
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