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Echec Et Mat |
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05/06/08 à 22:42 |
Introspective nocturne...
Toi, oui l'entité à laquelle je vais m'adresser, toi dont j'ignore la forme ou encore la nature, ce soir tu seras mon unique témoin.
Pourquoi je veux te parler, te raconter un semblant de vie ?
Tout simplement car extérioriser ce que je pense me sera peut être bénéfique, pour ne pas imploser, pour ne pas exploser.
Tu sais, à vrai dire non, mais c'est la forme qui veut que j'emploie cette tournure, cela fait maintenant un bon moment que je ne prend plus aucun plaisir à la vie.
Ca paraît simple, futile, commun de dire de penser comme cela. Crois-moi, je me déteste d'être aussi faible...
D'aussi loin que je me souvienne, il y'a de ça bientôt dix ans que je m'imagine toutes les issues.
Une majorité sanglante, je dois te dire, j'en ai rêvé. Le nombre de fois où j'ai pû tourner, monter, couper ce film dans ma tête.
Partir dans un éclat immense, écarlate.
Cela m'était passé. J'avais peu à peu retrouver une apparente futilité. Mais seulement en apparence.
Depuis... je ne sais même pas réellement, un an, huit mois, cette pensée me revient presque quotidiennement.
De mes souvenirs je ne crois pas trouver une seule semaine dépourvue d'elle. Dans un sens, j'y suis habitué maintenant.
Pourquoi ? Quand j'avais huit ans car je m'estimais trahi, aujourd'hui je me rend compte que ca s'appelle simplement la stupidité des adultes.
Il y a un mois, car je tolère de moins en moins l'hypocrisie. Hier car je suis privé de mon idéal. Aujourd'hui, pourquoi aujourd'hui ? Parce que c'est mécanique.
Tout simplement. Tu sais, personne d'autre ne le sais. Tu sais, en regardant ce que j'écris j'ai honte, honte d'être d'une telle faiblesse, honte de me dévoiler.
Me dévoiler, je l'ai déjà fait, une fois, j'étais diminué avant de le faire, anéanti par la suite. Aujourd'hui, il n'y a plus rien.
Rien, c'est le mot, je suis vide, essoré. Tellement inutile. Je crois que c'est cette notion qui me définit en fait.
Inutile ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense. Ca me plait être détesté, ignoré me donne en plus une motivation supplémentaire.
La motivation, oui, le courage non. Alors pour ne pas me voir tel que je suis, j'enchaîne les paradis artificiels les uns à la suite des autres.
Je ne crois même avoir été sobre une seule fois dans mon esprit depuis longtemps, il est tellement encombré, la sérénité l'a totalement déserté.
Tu vois, au final, je ne prétends même plus au titre d'Homme. Je suis juste une machine biologique, sans but et surtout sans espoir.
L'espoir qui fait la vie à proprement parler. Mais pourtant je n'ose pas rompre le dernier lien qui me tient à la vie, les battements qui font mon sang circuler.
J'ai mal au plus profond de moi et partout où je me tourne la voie est bloquée. Partout où je me tourne le néant m'entoure.
Comme un Roi encerclé au jeu d'Echec, condamné.
Echec Et Mat
| Echec Et Mat |
1/3 |
05/06/2008 à 23:01 |
je pris du temps avant de décider à lire mais je le regrette pas
c'est joli, j'aime bien
| Echec Et Mat |
2/3 |
05/06/2008 à 23:36 |
Les fautes d'orthographe , sont les soubresauts d'une lecture agréable .
| Echec Et Mat |
3/3 |
06/06/2008 à 18:59 |
Up !