Sixties a écrit :
Tient, tu as modifié ton post.
Oui. Je reviens toujours sur ce que je dis, je ne suis presque jamais satisfaite de ce que je fais, et quand je le suis c'est que ça vaut beaucoup.
Moui. De toutes manières, que je sois énervée ou pas, ça revient au même en fin de compte.
Il faudrait voir ce que tu écris dans tes périodes spleen. Il est bien plus évident d'écrire quelque chose de beau qui plaise quand on est triste ou que l'on traite un sujet déprimant que d'écrire quelque chose de joyeux qui plaise tout autant. Pourquoi? Tout simplement car le caractère joyeux d'un texte est perçu uniquement (d'après moi) quand on est soi-même de bonne humeur. Et c'est difficile de rendre quelqu'un joyeux en l'étant soi-même, let alone par un texte. Surtout que l'on conçoit chacun le bonheur à sa manière. Par contre, le spleen est comme une substance limpide qu'on absorbe doucement au fond de soi, qui s'épanche dans les cœurs. La tristesse, en fin de compte, est comparable à une maladie contagieuse qui ronge l'âme, a gangrene which seeps into the soul, and gnaws at one's shadow.
Enfin, il est évident que c'est plus facile d'écrire quelque chose de nouveau sur un sujet malheureux que de trouver une originalité dans la félicité. Tolstoï l'a dit : “ All happy families are like one another; each unhappy family is unhappy in its own way.”
Pour conclure, attendons ton prochain texte.

XD
Et de toutes manières, je n'ai jamais dit que je n'aimais pas. Mes vues pour ce texte sont ambivalentes pour l'instant, voilà tout.