Voilà j'ai écrit un article (se basant d'un article d'un reporter donc j'ai réécris si vous voulez enfin bref) qui relate une histoire que je trouve très belle, c'est pourquoi je veux vous la faire partager…
merci à ceux et celles qui la liront 
L’histoire du padre espagnol Manuel Perez raconte d’une certaine façon l’histoire du vingtième siècle dans la partie pauvre du monde. Originaire de la province d’Aragon, le jeune séminariste, Manuel Perez fut influencé par les enseignements du « Vatican II », le célèbre concile qui, sous la direction du Pape Jean XXIII, devait réformer l’Eglise catholique et la rapprochait des réalités des masses pauvres du Tiers-Monde. Ayant à peine dépassé la vingtaine, le jeune Manuel décida donc de « s’incarner dans la vie des pauvres ». En 1968, il partit d’abord pour la France afin d’y trouver une existence de « prêtre ouvrier », ce qui signifiait qu’il ne devait pas seulement s’occuper des besoins spirituels de ses ouailles ( les fidèles de sa commune), mais aussi partager leurs labeurs. Le hasard a voulu que Manuel Perez lors du Printemps 68 se trouvât à Paris, où il travaillait la nuit en tant que laveur de carreaux au Ministère de la Défense.
Au bout d’un an, cette vie ne répondait pas à ses aspirations humanistes et religieuses. Accompagné de deux amis espagnols, comme lui prêtres engagés, il partit alors vers l’Amérique Latine dont, lui semblait-il, les pauvres nécessitaient davantage son aide que les ouvriers parisiens. Les trois jeunes prêtres tentèrent d’abord leur chance en République Dominicaine où sévissait à cette époque un régime militaire particulièrement féroce et corrompu. Leur mission –définie non pas par l’Eglise officielle mais par leur seule conscience individuelle- consistait à secourir les travailleurs immigrés haïtiens qui étaient traités tels des esclaves dans les plantations de canne à sucre. Jugés comme « subversifs », ils furent expulsés du pays au bout de quelques mois.
Un pareil échec se renouvela par la suite en Colombie où les trois amis s’employèrent à organiser politiquement les ouvriers portuaires de Carthagène. Là aussi, ils furent expulsés par les autorités et renvoyés en Espagne. Peu après leur arrivée, Manuel et ses amis reçurent la visite d’un envoyé de la guérilla colombienne. L’homme leur proposa de rejoindre la lutte armée dans les rangs de la guérilla, non pas en tant qu’homme d’Eglise, mais comme simples guérilleros croyants : « Vous avez appris dans votre propre chaire que les conditions permettant une lutte politique en faveur du peuple n’existent pas dans nos pays. A vous de décider maintenant si vous êtes prêts à suivre les pauvres dans leur seule lutte possible. »
C’est ainsi qu’en 1969, les trois jeunes Espagnols sont partis vers la jungle. Malheureusement pour eux, le cours de l’Histoire ne leur fut pas favorable. Ernesto « Che » Guevara, dont la théorie dite du « foquisme » formait alors la base idéologique de la plupart des groupes de guérilla latino-américaines, fut tué en Bolivie, trahi par les mêmes paysans pauvres qu’il comptait délivrer de leur misère. Sa mort plongea aussi la guérilla colombienne dans un profond désarroi. Le Ejercito de Liberacion Nacional (ELN), l’organisation dont faisait partie Manuel Perez et ses deux compagnons s’est fracturée en plusieurs groupuscules qui à partir de là ne combattaient plus l’armée gouvernementale mais se déchiraient entre eux. Le premier des trois Espagnols s’écroula mort lors d’une patrouille dans la jungle, probablement suite à une morsure de serpent. Le deuxième tomba au combat au bout dix ans. Ne resta plus alors que Manuel Perez, qui quant à lui, failli être victime de la folie idéologique de ses commandants. Accusé d’être un espion « à la solde de l’impérialisme américain », il fut mis en prison – en fait un trou profond creusé dans la Terre – dans l’attente d’un procès devant le tribunal populaire, Fort heureusement pour lui, Fidel Castro, ayant eu vent de la désastreuse situation de l’ELN, convia alors les commandants « à prendre leur retraite » à Cuba. Cette décision sauva sans doute la vie de Manuel Perez. Il devint à son tour commandant en chef d’abord d’un groupuscule puis réussit à rallier pacifiquement toutes les autres tendances.
Malheureusement son combat était perdu d’avance. Le Tiers-Monde, et donc la Colombie, avait déjà changé d’époque. Une certaine démocratisation permit aux partis politiques de Gauche de s’exprimer légalement. Les pauvres n’avaient plus besoin d’une « avant-garde armée ». Manuel succomba à une hépatite B en 1998.
« El cura loco », le « prêtre fou » comme l’appelaient ses ennemis, n’était peut-être pas aussi fou qu’on voulait le faire croire, seulement idéaliste…
Il était le symbole d’une contradiction profonde : restant fidèle à son engagement envers les pauvres, il accepta de transgresser le VIeme commandement.
| L'épopée d'un prêtre espagnol |
1/3 |
09/03/2008 à 19:23 |
Je mettrais un com après mon miame miame -__-
J'ai vue que t'en avais pas alors >____
| L'épopée d'un prêtre espagnol |
2/3 |
10/03/2008 à 00:00 |
Ouf j'ai tout lu ! Que d'exercice ^^'
Ouais c'est bien d'être idéaliste des fois... Mais j'dois manquer de culture j'ai pas tout compris.
| L'épopée d'un prêtre espagnol |
3/3 |
26/03/2008 à 22:26 |
bah relis le plus tard
mais pourquoi que d'exercice ?