Moins de 18 ans
18 ans ou plus
| Le temps m'entend. (Début nouvelle/Roman) | 2 | 27/12/07 à 22:43 |
le début d'un roman (ou d'une nouvelle je sais pas encore)
que j'ai commencé en avril mais ons'enfou.
C'est terminé. Le rêve prend fin la guerre reprend. Adieu amour bonjour souffrance. Je suis projetée sur un char d'assaut avant même d'avoir pu hurler au silence. Où peut être que c'est terminé. Le rêve prend fin la guerre de même. Adieu amour adieu souffrance. Je quitte le char d'assaut en hurlant au silence. Je ne sais pas choisir. Qui le peut ?
Cette question sans réponse me glisse dans les veines comme un frisson parcoure un dos, comme une migraine éclate au crâne,comme une haine qui gonfle dans la gorge. Même les personnes concernées ne comprennent pas. Nous. Moi... car je n'ai jamais réussi, après avoir tenté le maximum, à déflorer ses pensées. Je devrai reprendre depuis le début. Je me rend bien compte qu'en racontant cette terrible bataille contre mes rêves, la souffrance qui me déchire le coeur et les vivres de s'estompera pas, mais je sais que j'en garderai une certaine trace quoi qu'il en soit. Qu'il en soit ainsi.
Moi, Naomi, jeune fille à la fleur de l'âge je fête aujourd'hui mes 15 ans, en ce jour je m'apprête à éteindre les flammes de mes 14 ans le coeur grand ouvert à qui veut de lui, je ne me doute pas à cet instant que le sens de ma vie va basculer, que les étoiles vont s'éteindre et s'allumer sans relâche au coin de mes yeux comme les rêves que je broderai de mes doigts déjà abimés par ce qui a abouti à m'endurcir , car Dieu l'a voulu.
Je dois vous parler de mon enfance, avant de me lancer dans de grandes phrases qui me feront rire d'ici quelques années lorsque je les relirai. J'avais 2 ans quand j'ai perdu mon père à la suite d’une maladie dont ma mémoire à préféré faire taire le nom. J'ai alors transféré mon éducation sur mon grand frère que j'ai perdu à 5 ans,lorsqu’ il comprit comment se servir des ailes qui nous poussent dans le dos.
Le soir de mes 15 ans alors que j'étais seule dans mon lit les yeux ouverts (desquels coulaient de longues larmes ruisselant dans ma nuque; je n'avais pas assez usé de mes paupières.) j'ai trouvé le troisième homme de ma vie. Celui qui a certainement le plus ravagé, détruis, brisé, modifié, tué, torturé mon esprit et ce qu'il s'y passait.
Je suis au troisième étage dans une chambre étroite peinte de blanc cassé, contenant un lit, un bureau, une coiffeuse. La plus petite des pièces, je ne l'aime pas particulièrement, ce que j'aime, c'est la fenêtre. Enorme, ronde, coupée de quatre morceaux de bois peints . A minuit exactement, lorsque l’hiver apparait, la lune se place en plein milieu de celle-ci et éclaire la pièce de ses rayons pâles, dessine les contours de chaque objet. Elle est ouverte. La neige se pose dehors et glace la pièce. Je ferme les yeux et laisse le temps s'en aller, savourant le bruit de chaque flocon s'écraser contre un autre. Aussi loin que me ramène ma mémoire, j'ai toujours été extrêmement sensible aux vibrations auditives. Le son, le bruit, la voix. Dès que j'entend, tout s'encre en moi comme une cicatrice.
Froncement de sourcils. Un bruit est là et ne fait pas partie de l'harmonie qui m'envahissait d'il-y-a quelques minutes. Quelque chose de lourd, de cassant. Je me lève, me penche à la fenêtre, vêtue de ma robe de nuit faite de satin bleu clair. Je n'ai pas froid, j'observe. Je le vois pour la première fois.
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