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Pourquoi bi ? |
23 |
08/12/07 à 23:15 |
Hello,
Tout d'abord, avant de commencer mon message, je tiens à préciser que je ne suis pas bi mais je me suis longtemps considéré en tant que tel avant de me dire que je m'en foutais des filles. C'est donc par curiosité de vos réponses que j'ouvre ce topic. Je parle avec quelques personnes qui se disent bi, je doute de plus en plus de cette bisexualité puisque très souvent, les bi m'avouent qu'ils ont des tendances homosexuelles pour les moins refoulés d'entre eux. La question que je me pose est donc : Est-ce que la bisexualité est un rempart pour les gays refoulés ?
Je vais prendre mon exemple pour donner mon avis sur le sujet. De mes premières attirances vers les mecs jusqu'à mes 14-15 ans, je m'avouais hétérosexuel avec des envies de "découverte", me refusant totalement l'idée que ce soit gay, ou même bi. J'ai évolué quand j'ai 15 ans et quand je suis arrivé au lycée puisque le collège, il faut le dire, est le palais des gamins et ce n'est pas vraiment l'endroit idéal pour découvrir ce qu'on est. Je me suis alors considéré comme bi mais sans grande attirance pour les filles puisque j'avais beau me forcer à m'exciter devant des images de porno hétéro, je n'y parvenais pas ou du moins, d'une intensité beaucoup mais alors beaucoup moins faible que devant des images gays. Le problème venait de l'absence de fantasme hétéro, je ne savais pas exactement ce qui pourrait me donner envie alors que du côté des mecs, je sais qui sont ceux qui me font envie.
J'ai plutôt mal vécu cette période puisque j'ai tenté de me caser, en vain et sans conviction, avec une fille mais l'envie n'y était pas vraiment, je voulais entrer dans cette "norme". De plus, la bisexualité est souvent un frein pour les rencontres puisque j'ai reçu beaucoup de remarques qui me disaient que j'étais perdu et les gens ne veulent pas s'engager avec un bi de peur qu'il retombe de l'autre côté. Donc, pour moi, la bisexualité est loin d'être la sexualité la plus avantageuse contrairement à ce que je peux lire sur les forums. Personnellement, je me sens beaucoup mieux depuis que je m'affirme en tant que gay, je sais exactement ce que je recherche et j'arrête de me cacher derrière une identité qui n'est pas la mienne. De plus, depuis que je me suis affirmé en tant que tel, ça a facilité les rencontres.
La bisexualité serait-elle donc une opportunité pour les gays de s'affirmer en partie tout en se préservant ou alors une sexualité réelle ?
Les réponses des bisexuels m'intéresseraient, je voudrais savoir quels sont les détails concrets qui permettent de vous dire bi plutôt que homo ? (puisqu'on s'avoue rarement bi quand on sait qu'on a une grande préférence hétéro)
Le but de ce message n'est pas de faire avouer aux bi ce qu'ils ne sont pas pour certains mais juste de comprendre pourquoi cette sexualité plutôt qu'une autre, plus déterminée.
| Pourquoi bi ? |
21/23 |
09/12/2007 à 21:53 |
Oui, je m'en doutais, tout ce que je dis peut être contredit. Sur quel point tu n'es pas d'accord ?
| Pourquoi bi ? |
22/23 |
09/12/2007 à 21:59 |
'je pense que ça équivaut en quelque sorte à apprécier le chocolat une semaine pour apprécier la vanille la semaine suivante...'
humm pas tout à fait ^^
les deux quoi =)
pas de préfèrences pour le sexe, mais pour la personne on va dire
( je sais pas si c'est très clair

)
| Pourquoi bi ? |
23/23 |
09/12/2007 à 22:37 |
Comme dit précédament Snowoz, la bisexualité ne marche pas tout le temps pas phase, même si la répétition de cet avis à travers des témoignage nous prouve que c'est une possibilité très grande, mais nullement la seule vérité. Je pense, comme d'autres personnes ici, que la bisexualité ne répond à aucune logique d'alternance des gouts, ou phase, mais juste dans les aléas du sentiment amoureux... Pourquoi as tu préféré sortir avec un métis plutot qu'un caucasien? Tu ne pourras pas forcement répondre que tu en avais envie, juste que l'amour t'es tombé dessus sans songer à cette différence physiologique. Et comme pour celle ci, celle du sexe marcherait de la même façon. Néanmoins, cela s'applique à l'amour bisexuel, et non aux partis de jambes en l'air.