neroli a écrit :
Tiens donc ptit sharkounet, t'apprends pas la réponse à cette question en phylo ?
On traite pas ce sujet :p Et puis c'est fini la philo pour moi XD J'suis plus en term^^
Pas pour autant que j'arrête de philosopher
Bref, j'm'attendais pas à ce que le débat soit relancé^^ Merci p'tite soeur^^
Bon, plusieurs trucs à noter, et je dois dire que concernant ce qu'a dit xSKINS_4DDICTx, il a raison sur pas mal de point, et puis disons que l'expérience parle avant tout.
Juste pour dire aussi que cliché ou non, ici le but n'est pas de juger les autres, juste essayer de débattre sur un certain point^^
Alors mis à part que je suis presque d'accord avec toi, je vais faire une petite objection à ce que tu dis. Je ne sais si tu parles réellement par ton expérience, si c'est le cas, je comprends alors que tu dises que y'a rien d'autre que de s'en sortir. Pour te répondre franchement, je n'ai jamais eu ce problème on va dire. Mais je pense malgré tout que d'autres solutions existent lorsque la notion de suicide apparait dans notre tête et qu'après ce soit l'acte qui y figure.
Beaucoup font l'erreur de se suicider si je puis dire du fait de leur culpabilité quant à quelque chose. La mort d'un proche à qui on a dit la dernière fois "casse toi tu pues" un truc du genre.
Bref, dans d'autres cas, il y a la pression d'où la dépression. Il est vrai qu'à un certain niveau, on tombe très bas, et on ne pense pas s'en relever.
Mais en dehors de ça, qui nous dit qu'il n'existe rien pour se relever? L'un de mes principes a toujours été de me relever d'abord tout seul. Peut être mon vécu, je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est qu'à notre âge, une base construite par nous même pour nous même est beaucoup plus efficace que celle qu'édifient nos amis d'aujourd'hui. On ne sait jamais ce qui peut se passer.
Ensuite, de la même façon, pourquoi pensons nous au suicide, et y allons nous? Je pense que c'est surtout le fait d'être désespéré. Je m'explique.
Dans la tête d'une personne, si celle ci se dit que le combat est déjà perdu, il sera déjà perdu. Peu importe ce qu'elle se dira dans sa tête, tant qu'il y a une partie qui dit que c'est fini, bah c'est fini. Dans un autre sens, à un certain moment, nous cherchons d'autres solutions que le suicide à nos problèmes. Mais, ça peut être le cas pour beaucoup, ceci est la première solution que nous avons trouvé. Ce qui fait que peu importe où nous essaierons de chercher, le suicide fera irruption dans notre tête, et ceci parce qu'on est désespéré et de ce fait, on se dira que c'est la seule solution. C'est du moins l'interprétation que j'en donne.
Donc au final, cela rejoins aussi Jud3 et xSKINS_4DDICTx dans le fait de dire que cela dépend de la volonté et du courage, mais seulement dans ce cas là, c'est à dire la recherche de solution.
Quand on en arrive à l'abandon total de l'espoir de vivre, ceci n'est plus une affaire de volonté, puisque celle ci est détruite, mais de motivation je dirais. La motivation dans bien des cas développe la volonté. Après, il se peut aussi qu'il y ait une volonté sans réelle motivation. Ou alors motivation inconsciente, par exemple le désir.
Je vais reprendre la phrase de Jud3: "passer par dessus un obstacle de la vie, c'est avant tout une question de volonté."
Je la trouve intéressante.
Passer par dessus un obstacle de la vie. J'avoue que cela laisse à réfléchir. Mais pour pouvoir avoir des obstacles dans la vie, il faut s'en être donné.
En clair, le chemin de la facilité n'est pas forcément le meilleur. Je prends l'exemple de quelqu'un qui plutôt que de bosser et essayer de gagner sa vie correctement, bah il va faire 6 mois de boulot pour toucher son chomage après, et une fois qu'il ne l'a presque plus, il va rebosser, et ainsi de suite.
Il est vrai que cela va être histoire de volonté.
Mais autre exemple, typique lui aussi. Imaginez un adolescent comme nous. Le seul problème étant que ses parents le gatent trop, ou alors soient trop strictes dans le sens où à 17 ans, couvre feu à 9h maximum, et tout le reste. Bref. L'ado voudra en parler à ses parents. Mais le seul problème à tout ça, ce sera justement les parents.
Peu importe la situation, inconsciemment, on respecte nos parents, je parle de nos vrais parents, ceux qui nous ont un minimum élevés. Il y a des cas où on ne parle plus de respect mais de peur. Sachant que quelques fois les deux sont liés.
J'en reviens au fait de respecter nos parents. Le couvre feu, certes mais pourquoi? L'ado se posera la question, essaiera d'y répondre, se plaindra s'il ne la trouve pas, mais dans très peu de cas, il ira en parler à ses parents. Il ne dira rien même si ses parents l'y invitent, de peur de les décevoir.
C'est la même chose que pour un enfant.
Bref, c'était pour dire que tout n'était pas question de volonté. Il y a des obstacles dans la vie qui demandent et nécessitent un appui particulier pour pouvoir les traverser.
Le suicide en fait partie pour moi. La volonté seule ne suffit pas.
Ce que je vais dire parait simple et banal, et c'est vrai mais en apparence. En réalité, il suffit de regarder dans la bonne direction. Même si on a abandonné, il y a toujours, tant qu'on vit, une lueur d'espoir de s'en sortir. Le vrai abandon est lorsque nous sommes morts.
PS: Lutece, j'ai rien de particulier contre toi, mais évite à l'avenir de dire des bêtises de ce genre. Je ne t'empêche pas d'en dire, libre à toi de la faire, mais ce genre de réflexion est totalement conne.