La Tour

Depuis ma fenêtre côtoyant les nuages
Et le ciel morne,
Je fixe mon regard droit devant, comme un mage
Sculptant des cornes ;

Stigmate de Satan, l’ange tombé des Cieux
Si triste et vil
Qui geint dans son gouffre, comme mon cœur capricieux
Dans cette ville.

Une tour apparaît, sortant de la gangue
Du noir bitume
Et pousse, infini dans le finis, une harangue
Comme posthume :

« Que puis-je être ? suis-je encore ? qu’est-ce que le temps ? »
Hoquette-t-elle.
« Pourquoi m’extraire un jour des roches, mes sœurs d’antan ?
Mais que sont-elles ? »

Des profondeur, la réponse : « cailloux, rochers,
Roches et roc
Sont ton passé, tu ne peux lus t’en approcher »
Dis la voix roque ;

« Ce sont de plus un des nombreux feux de Dieux,
Aimant les mers,
Ou tant d’homme graves et heureux font leur adieux
A chaque terre ;

Le sol se trouve en elles, et on leur donne une place
Auprès des Morts
Qui se mêlent à la pierre et à la glaise grâce.
Et puis encore ?

Elles vivent aussi en tout ces monts crevant l’éther,
Pont vers les Dieux,
Qui descendent parfois vers nous, vers notre Terre,
Quittant les cieux.

Mais toi, tu es mon stigmate ! Mon vrais symbole !
Mon chef-d’œuvre !
Tu es les ténèbres de ce gouffre où j’œuvre
Privé de vole.

3 derniers commentaires sur le poème


Ted Berkeley [ le 09-12 à 15:09 ]
Ya une faute à la 7e strophes ; 3e vers vers : "Sont ton passé, tu ne peux 'p'lus t’en approcher »" Désolé.
Ted Berkeley [ le 09-12 à 13:23 ]
Depuis ma fenêtre côtoyant les nuages Et le ciel morne, Je fixe mon regard droit devant, comme un mage Sculptant des cornes ; Stigmate de Satan, l’ange tombé des Cieux Si triste et vil Qui geint dans son gouffre, comme mon cœur capricieux Dans cette ville. Une tour apparaît, sortant de la gangue Du noir bitume Et pousse, infini dans le finis, une harangue Comme posthume : « Que puis-je être ? suis-je encore ? qu’est-ce que le temps ? » Hoquette-t-elle. « Pourquoi m’extraire un jour des roches, mes sœurs d’antan ? Mais que sont-elles ? » Des profondeur, la réponse : « cailloux, rochers, Roches et roc Sont ton passé, tu ne peux lus t’en approcher » Dis la voix roque ; « Ce sont de plus un des nombreux feux de Dieux, Aimant les mers, Ou tant d’homme graves et heureux font leur adieux A chaque terre ; Le sol se trouve en elles, et on leur donne une place Auprès des Morts Qui se mêlent à la pierre et à la glaise grâce. Et puis encore ? Elles vivent aussi en tout ces monts crevant l’éther, Pont vers les Dieux, Qui descendent parfois vers nous, vers notre Terre, Quittant les cieux. Mais toi, tu es mon stigmate ! Mon vrais symbole ! Mon chef-d’œuvre ! Tu es les ténèbres de ce gouffre où j’œuvre Privé de vole.

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