Nouvelle dont j'aimerais votre avis

bon voila
une nouvelle dont j'aimerais votre avis


Prologue
Je ne cillai pas lorsque le coup de feu claqua, mais un frisson de plaisir me parcourut l’échine,
toujours cette sensation de pouvoir, d’être un dieu. Je sais que ce n’est pas bien, mais pas bien
par rapport à quoi ? Qui a eu le privilège de définir ce qui est bien ou mal ?
Ce n’est qu’une question de point de vue si je décide que tuer plusieurs centaines de personnes
c’est bien, alors ça l’est, non ? En fait, c’est la loi du plus fort : la majorité du peuple n’aime pas
être assassiné, donc c’est interdit, on ne demande pas l’avis de ceux qui aiment : ils ne sont pas
comme eux donc ce sont les pestiférés. Mais je peux être très sympathique, cultivé. On a tous un
côté blanc l’autre noir, c’est tout. Mais moi, je ne suis pas comme la masse, j’ai un côté rouge
sang, l’autre à vrai dire, je ne l’ai jamais vu …
Pourquoi je tue ? Ça ne me pose pas de problème, c’est plutôt un loisir, comme la pêche pour les
vieux, la couture pour les vieilles : vous voyez comme le monde est rempli de préjugés? Avant
que je la tue, ma grand-mère discutait sur un site de rencontre par Internet. Comme pour tout
loisir, il y a des trophées : j’ai gardé la montre du président de la République, et le chapeau de la
reine d’Angleterre. Mes deux plus beaux coups : s’infiltrer, tuer les gardes et ne pas donner
l’alerte ou faire croire à un décès accidentel.
Je vous rassure, je n’ai aucune considération politique, je les ai tué parce que c’était un
challenge, un défi. C’est un bon souvenir, tout comme la première fois que j’ai tué…
Chapitre Un : La première fois
La première fois, c’était il y a deux ans et demi, vous remarquerez que je ne me suis pas encore
fait prendre, un exploit dans le milieu. J’ai tué mes parents et mon frère, en faisant croire à un
suicide collectif. Pourquoi j’les ai butés ? Ils me saoulaient. « Fais pas ci, fais pas ça, ce n’est pas
bien … ». Et puis j’ai découvert la liberté : j’étais seul avec une grand-mère qui me laissait tuer
qui je voulais, à vrai dire, elle ne le savait pas jusqu'à ce que je la tue. Puis, j’ai dormi chez les
gens que j’avais éliminés.
Jusqu’au jour où tout a basculé. Je n’ai pas achevé ma victime, elle a appelé les flics. En quinze
minutes, ils sont arrivés, et là …
J’ai eu le temps de m’échapper. C’était ma seule bévue. J’ai dû arrêter pendant un mois, les flics
n’ont jamais retrouvé ma trace. C’est pourquoi je reste toujours dans la ville.
Chapitre Deux : La rencontre
J’avais projeté l’assassinat d’un haut fonctionnaire, le Premier ministre je crois, enfin bref :
Tout était planifié, je m’approchais de la chambre, quand j’aperçus une silhouette féminine en
noir. Je n’eus pas le temps de faire un geste qu’un poignard s’arrêta sur ma gorge : « Tu hurles,
t’es mort. ». En réfléchissant, je me dis qu’un garde n’aurait pas cette brutalité :
« Je ne suis donc pas le seul à m’introduire la nuit clandestinement ?
- Dans quel but ?
- Tuer le Premier ministre.
- Moi aussi, mais j’étais là avant.
- J’aimerais que l’on fasse mieux connaissance.
- Rendez-vous demain midi au Café Crème.
- Si tu te fais prendre ?
- Jamais.
- Moi non plus
- A demain. »
Je ne sais pas pourquoi je lui ai fait confiance, l’instinct. Et puis cette fille me faisait bonne
impression.
Le lendemain, le Premier ministre était mort, et une question me brûlait les lèvres : Qu’est-ce qui
l’a poussé à le tuer ?
Le rendez-vous arriva. Elle arriva avant moi. A la lumière du jour, elle était très belle. Je ne vais
pas vous en faire une description, jamais je ne pourrais, ce serait péjoratif, vous n’avez qu’à
l’imaginer à votre goût. Bref, on a parlé de tout et de rien, puis j’ai abordé le sujet : Pourquoi ?
« Parce que …
- Hum, ce n’est pas une réponse.
- Je sais et alors ?
- Moi je tue pour le plaisir, et toi ?
- Tueuse à gages.
- Hum OK. Ca me plaît. »
Au fil des discussions, on s’est revu, on a travaillé ensemble, puis on est sorti ensemble.
On se connaissait depuis un an et demi quand le drame est arrivé.
Chapitre Trois : Le drame
Sous la brise automnale, les arbres ondulaient tels des rameaux, un joli paysage, avec la mer
teintée de reflets bleus et verts jusqu’à n’en plus finir. Nous n’étions pas là pour le plaisir, la
détente, mais pour le boulot.
Notre client était le commissariat de la ville.
D’après ce qu’elle m’avait dit, il n’était pas rare que les poulets fassent appel aux professionnels
pour la basse besogne.
La cible était un parrain de la mafia, connue pour le trafic de drogue notamment, mais aussi pour
avoir fourni des armes à certains pays, pour qu’ils se fassent la guerre. Une grosse pointure
donc.
Le problème, c’est qu’ils avaient une taupe dans le commissariat.
Ils étaient donc prévenus qu’il y allait avoir une tentative d’assassinat. Ca, je ne le savais pas.
La lumière qui s’allume au moment où l’on s’y attend le moins, les hommes armés jusqu’aux
dents, ce n’était pas prévu.
Tout se passa très vite : Les coups de feu, les hurlements, elle qui tombe, blessée.
J’ai été retrouvé dans un bois, en mauvais état, presque mort. J’ai échoué. Elle est morte.
Trois mois de coma, ils auraient pu venir m’achever pendant ce temps, je ne comprends pas,
ils ne l’ont pas fait. J’ai souffert, elle est morte, quoique je ne l’aie pas vue mourir. Il reste un
espoir …
Chapitre Quatre : L’espoir
L’espoir fait vivre, c’est sans doute vrai.
Après un an de soins intensifs, je marche de nouveau, pas trop mais assez. Elle est vivante,
sûrement.
Chaque jour, mon opinion se renforçait, toujours l’instinct, celui qui m’avait poussé à avoir
confiance en elle.
Puis il y a des rechutes : après tout, ce n’est pas possible, elle est morte, comme tant
d’autres.
C’est la première fois que la mort de quelqu’un m’affecte autant. La mélancolie et la nostalgie
m’accablent alors, je culpabilise.
Chapitre Cinq : Le dernier mort
Elle est vivante. Ce n’est plus une supposition mais une certitude. Elle vient me voir à
l’hôpital et me raconte son histoire. Comment, après l’avoir guérie, ils avaient essayé d’en
faire une alliée, comment elle avait erré après sa fuite, comment elle m’avait retrouvé. Notre
amour recommençait, jusqu’au jour tragique. Depuis, je mange les pissenlits par la racine, je
suis six pieds sous terre ; j’ai été envoyé ad patres si vous préférez. J’ai été abattu.
Lâchement. Dans mon lit. Elle ne m’a jamais aimé, mais son dernier cadeau fut une balle
dans la poitrine.
Le Voyageur

3 derniers commentaires sur le poème


TheSongWriter [ le 04-01 à 22:36 ]
hum... au niveau de la langue c'est bien, aucune faute ne m'a sauté aux yeux (un très bon point selon moi ^^). Sinon l'histoire, intéressante, c'est original mais la manière d'écrire, le style font qu'au lieu de m'avoir accroché ca m'a plutôt fait "peur", je me serais cru dans un mauvais film de serie B qu'on aurait passéen accéléré, tout s'enchaine trop vite, l'intrigue dure 30 secondes, les références sont abstraites (tuer un président, la reine, ou premier ministre à moinsd'être suicidaire, faut pas rêver non plus :roll: ) enfin bon, avis en demi-teinte, on va dire qu'il faut continuer à bosser...
urakawa41 [ le 04-01 à 16:16 ]
Personnellement je préfèrerais que tu me lenvoie c'est plus facile pour lire ou corriger les fautes ^^ Mais je suis prenante ^^ Tu as quel âge?

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