Toi qui m'a tuée
Le champagne est rose. La flamme de la bougie, rouge.
Rouge sang, rouge sexe, rouge comme une rose amoureuse, silhouette souple et gracile qui danse au rythme de Gal Costa.
Elle ondule, insaisisable, facinante et brulante.
Comme toi.
La flamme reflete dans les verres. Les bulles explosent. Mes sens aussi.
Ma tete est vide, mon ventre avide.
Je te regarde et ne te parle pas. Tu ne prononce pas une syllabe non plus. Juste nos levres dans le champagnes rose qui exhorte nos corps a se rapprocher.
Je te retrouve tel que tu etais. Cet homme, ces quelques mois illusoires que je croyais avoir oubliés, que j'avais cru pouvoir effacer, et qui me rattrapent au galop. Le temps passer avec toi, Monprince tant aimé, tant attendu, tant esperé, tant pleuré, la ici, tout pres, a portée de levres.
Levres pudiques, refugiées dans l'alcool, par peur de la bouche de l'autre. La dans de la flamme rouge e t des bulles roses sur le grand lit blanc complice d enotre amours passées. Combien d'autre fille? Combien d'autre peaux? d'autres sexes offert? ouvert? depuis ce jour de deuil ou la porte s'est rabattue derriere moi...
Ton grand buste long se deploie, et se renverse sur ce lit de debauche annoncéé. Le verre flanche, le champagne coule, les bulles oulent, le monde, mon monde tourne.
Chaque pli de ta peau etirré. Le renflement de chacune de t'es veines. L'angle exact, tel que je me le representais, tel que j'en ai si souvent revé. Ces nuits bouleversées par le souvenir de t'es mains sur moi, t'es levres, le poid lourd de ton buste effondré sur mes sein ...
Et puis les larmes, le coeur tranché, l'agonie. Mon corp delaissé. Une virginité reconstruite, etablie.
tu etais l'aimé, l'unique, celui qui avait reduit tous les autres au neant, donné un sens a mes jours, malgré moi, malgré toi, malgré mon exclussion, malgré mon abandon.
Comment as tu pu survivre alors que je me consumais dans l'enfer de l'abandon, alors que ton seul desir etait ma raison de sourire?
L'urgence de te delaisser, avant q'il ne soit trop tard...
Encor, j'en veux encore, je voudrais pouvoir te garder toute cette nuit, toute la vie.
Je repose sur ton evntre.
Tes bras se resserrent autour de moi. Mes yeux sont, a leur tour, clos. L'ivresse. La liessse.
Peu importe les heures, les jours, les années, la lame, les femmes, les larmes, qui t'arracheront a moi. Peu importe que mon baiser soit mon dernier.
Tu auras ete aimé Michael.
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