Dissertation, encore 1 U_U

Quel âge avez-vous ?

Moins de 18 ans

18 ans ou plus

Dissertation, encore 1 U_U 7 24/04/08 à 22:17

Bonsoir les SEiens =D



J' ai un énorme souci Crying or Very sad
Dissertation....




L' apologue, petit récit à visée morale, est une forme d' argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l' intérêt d' argumenter à l' aide de récits imagés plutôt que de manière directe ?




Merci du coup de maiin !




URGENT =D

Dissertation, encore 1 U_U 1/7 24/04/2008 à 22:18
Penser à la Fontaine qui utilisait des animaux pour échapper à la censure.
Dissertation, encore 1 U_U 2/7 24/04/2008 à 22:56
bonne chance ! Fleurs
Sifflote
Dissertation, encore 1 U_U 3/7 24/04/2008 à 23:07
C'est bien de façon imagée parce que comme le dit cocoraralilie ca empêche la censure, ca peut avoir une visée universelle du coup et un côté plaisant puisque comique.

Sinon pas de manière directe parce que ... je sèche desolée Very Happy
Dissertation, encore 1 U_U 4/7 24/04/2008 à 23:09
c'est limite du cours...attends je regarde si j'ai pas déjà fait quelque chose là dessus.

edit : ok, j'ai retrouvé une dissert qui ressemblait (un peu d'indulgence j'étais en 2nde...mais les arguments pourraient te resservir).

DISSERTATION: Estimez-vous qu’écrire des fables soit une « entreprise futile » ? Vous répondrez à cette question dans un devoir argumenté et organisé, que vous illustrerez d’exemples empruntés aussi bien au corpus proposé qu’aux textes étudiés en classe, lors de la séquence 2, et à vos lectures personnelles.

Les fables en général, et plus particulièrement les fables de la Fontaine sont très connues et font partie de la sagesse populaire. Elles font partie de notre culture et sont une référence littéraire pour la plupart des écrivains.
Or, Jean Anouilh écrit dans un de ses textes que le fait d’écrire des fables est « une entreprise futile ». Nous allons donc essayer de trouver laquelle de ces deux opinions est la plus réaliste.
Pour commencer, je vais vous rappeler le sens de futile, c'est-à-dire : léger, dépourvu de sérieux, superficiel, sans intérêt. Dans un premier temps nous examinerons l’impact des morales des fables puis nous étudierons leur genre et leur style.

Dans la plupart des fables et surtout chez la Fontaine, la morale semble naïve au premier abord (on peut citer « Le travail est un trésor » dans la fable « Le laboureur et ses enfants). Les symboles utilisés dans les fables sont simplistes et leur développement peut paraître exagéré pour évoquer au final une idée très simple. La reprise de thèmes mettant en scène la vie quotidienne de personnes illustrée par des animaux souligne ce côté léger et dépourvu de sérieux des fables.
De plus, certains aspects des fables sont sans aucun intérêt. En utilisant ce symbolisme, les auteurs ont la prétention d’être compréhensible de tous mais, suivant les époques, l’accès à des textes philosophiques ou critiques est « réservé » à une élite. Instruire le « bas peuple » est interprété comme une perte de temps.
Le fait d’aborder les différents thèmes par des illustrations et d’avoir une morale implicite et brève est aussi superficiel par rapport aux essais philosophiques qui démontrent ces mêmes thèmes en utilisant des raisonnements intellectuels.
Effectivement les fables sont mises à la portée de tous et cela constitue une démystification de la culture. Selon le contexte historique ces critiques compréhensibles de tous peuvent causer un soulèvement de la population. Ces fables ne sont pas sérieuses et, de part leur mise en scène ironique, leur humour qui est même parfois burlesque (comme dans « La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf) et leur décor excessif elles s’opposent à la gravité du thème traité.
D’autre part, leur côté puéril peut déplaire à des lecteurs avisés qui se sentiraient sous estimés par cette approche du thème, ce style désuet qui devient même déplacé dans certaines instances (Imaginez les membres du Conseil Economique de la Cour écoutant une lecture de « La Cigale et la Fourmi ») et peut déplaire comme dans « Le Loup et l’Agneau », fable dans laquelle la loi du plus fort est maîtresse.






La brièveté et l’irréalisme des fables (personnages animaliers, situations invraisemblables) sont en fait destinés à énoncer une vérité générale à partir d’un cas quelconque réel ou imaginaire.
La Fontaine donne lui-même l’explication de ce style léger : cette légèreté et le fait d’éviter d’être trop sérieux donnent à la Fable sa persuasion et renforcent l’argumentation en la rendant plus efficace que les longs discours théoriques qui rebutent la plupart des lecteurs.
En effet, les fables de La Fontaine sont très connues mais si vous parlez d’un quelconque recueil philosophique bien peu de gens l’auront lu à cause de leur compréhension difficile (par exemple : "Celui qui se sait profond, à la foule s'efforce d'être clair, celui qui ne l'est pas, à la foule s'efforce de démontrer le contraire, car la foule croit profond tout ce dont elle ne voit pas le fond" de Nietzsche est moins accessible).

Il apparaît souvent que ces fables ont un sens plus profond que celui qu’un lecteur non averti voudrait bien leur donner. En effet, les fables ont pris plusieurs formes au cours de l’histoire destinées à énoncer de manière déguisée une opinion politique cryptée ou autre : critique de la Cour ou de la classe dirigeante de l’époque; la fable « Les loups et les brebis » de Jean de la Fontaine a été affichée par les Révolutionnaires. Ainsi, au cours des siècles, les auteurs ont choisi le genre de la fable par crainte de la censure et par prudence. Déjà, à l’époque de la Fontaine, les propos tenus contre la Cour étaient vivement sanctionnés. Victor Hugo a utilisé le même procédé et nommé « Fable ou histoire» son poème des Châtiments où il dépeint Napoléon III sous les traits d’« un singe d’une peau de tigre vêtu ». Malgré cela, il a été contraint de s’exiler à cause de ses critiques de l’empereur.

De plus, les fables, de par leurs personnages animaliers, leur humour et leur style léger sous forme de divertissement font preuve d’une envie de plaire plutôt que d’instruire véritablement. Jean de la Fontaine ne s’en cache pas dans la préface de son premier livre de fables. On remarque que Jean Anouilh évoque également ce plaisir dans son « Avertissement hypocrite » ou ce mot est présent à deux reprises.
«Ces fables ne sont que le plaisir d’un été. Je voudrais qu’on les lise aussi vite et aussi facilement que je les ai faites et, si l’on y prend un peu de plaisir — ajouté au mien — il justifiera amplement cette entreprise futile. Il y a tant de gens dont c’est le gagne-pain de penser, de nos jours, que ce petit livre refermé et oublié, les occasions d’être profond ne vous manqueront certainement pas. »

On peut en conclure que les fables sont d’une grande utilité et, par ailleurs, pour La Fontaine, le plaisir procuré par les fables ne mérite pas d’être dénigré, car c’est, selon lui, un « baume » consolateur, et cet apaisement n’est pas la fonction la plus « futile » de la littérature.
Elles permettent aussi à une plus grande partie de la population d’accéder à « l’instruction philosophique ». L’Avertissement d’Anouilh est, comme son nom l’indique, hypocrite et ironique. Il évoque la futilité de cette entreprise afin de porter le lecteur à la réflexion et de le mener à la vérité.
La qualité de ces fables est de déceler l’intérêt caché du futile et de donner un sens à l’insignifiant.
Dissertation, encore 1 U_U 5/7 24/04/2008 à 23:18
Pis aussi c'est pour tout public
Je pense qu'en prenant des animaux, il peut en effet échapper plus ou moins à la censure, mais surtout se faire comprendre de tous et non que des nobles …

mais qu'est ce qui me prend tout d'un coup de t'aider x') xD
Dissertation, encore 1 U_U 6/7 24/04/2008 à 23:21
Pourquoi argumenter avec des récits imagés ? Comme dit plus haut, la censure. Ensuite, il est beaucoup plus simlpe d'assimilé une valeur morale ( surtout aux plus jeunes ! ) a l'aide de récit simple, imagé : on comprends mieux, on retient mieux car on est attiré, capté par l'image. Cependant, il faut bien faire sinon le message risque de ne pas passer, il faut donc que ' l'image ' soit correctement faite. Pensons donc aux Contes de Perrault, qui illustre les morales avec des histoires courtes, simples a retenir et qui en plus, servent de divertissement. La manière directe, s'il n'ya pas de réfléxion qui suit derrière, ça sert a rien. Alors qu'un récit, on le retient plus facielement !
Dissertation, encore 1 U_U 7/7 24/04/2008 à 23:25
D'un autre côté la manière indirecte prend le risque qu'on passe à côté du sens réel ^^ ou d'être méprisée par des gens qui se considère "au dessus" de ces histoires pour gamins.
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