bubi_2000 a écrit :
Faut voir les problèmes autobiographiques aussi...
Crouton, tu diras de quelqu'un de célèbre qu'il dit de la merde quand toi aussi tu seras célèbres, jusque là, tu peux te taire, tu pollues moins l'ambiance visuelle de SE
Une autobiographie ne peut jamais raconter les faits exactement comme ils se sont produits, non sulement à cause de la mémoire mais aussi par l'impossibilité de raconter tous les faits, et dans ceux racontés de tout détailler à leurs propos. Marguerite Yourcenar dans Souvenirs pieux d'ailleurs en parle, en disant que la mémoire souvent faisait défaut et qu'elle était obligée de recueillir des témoignages parfois contradictoire, ou de supposer sur des faits. Je sais plus quel auteur fait comme elle... Il était dans mon livre de français en 1ere, tu dois avoir plein d'exemples dedans...
Tanguy de Michel del Castillo raconte "en gros" son histoire (même s'il a changé son nom) alors que lui-même nie complètement le fait qu'il s'agisse d'une autobiographie.
Après tout dépend l'intention, si "les besoins du livres" dont parle Loti, c'est pour plaire, pour intéresser le lecteur, c'est de plus mauvaise fois qu'un auteur qui aurait transformé les faits de la même façon pour paraître le plus juste, sans pouvoir faire autrement. Dans tous les cas le résultat est le même, les faits sont transformés. Et je vois aucune autobiographie à ma connaissance qui pourrait échapper à cela...
Tout à fait d'accord. Mets en évidence les troubles de la mémoire, et aussi la subjectivité que chaque individu porte sur chaque incident de sa vie. Il est impossible d'être purement objectif, Zola, je crois, l'aura dit pour ses romans naturalistes, et il en est de même pour l'autobiographie. Et Crouton, apprends à ouvrir les yeux. On dirait une enfant persuadée qu'elle est le nombril du monde, et que tout ce qu'elle dit est vrai, (et non la vérité ne sort pas de la bouche des enfants.)