Extrait de livre qui en vaut la peine.

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18 ans ou plus

Captain_   Extrait de livre qui en vaut la peine. 23 09/09/09 à 14:21

Bonjour Smile
Je poste ce sujet dans cette catégorie non pas pour présenter un texte, mais pour que vous m'en présentiez!
En effet, je voudrais vous poser cette question : si vous deviez choisir un extrait de livre (ou peu importe quel autre support) que vous jugez plus intéressant que les autres, qui vous a ému, qui est comique ou qui par je ne sais quelle particularité vous a plu, lequel serait-ce?
Ce serait évidemment mieux de poster également l'extrait en question, mais ce n'est bien sûr pas obligatoire.
Sur ce, bonne après-midi!

Extrait de livre qui en vaut la peine. 1/23 09/09/2009 à 14:46
L'homme qui rit de Victor Hugo.
L'extrait ou est décrit Ursus et Homo.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 2/23 09/09/2009 à 15:32
Le songe d'une nuit d'été, de Shakespeare, je l'ai jouée l'année dernière, il y à des scènes vraiment très touchantes. Des scènes que dans la pièce écrite, je n'ai même pas relevée, alors qu'enfaite elle sont incroyables.
Avis personnel .
Extrait de livre qui en vaut la peine. 3/23 09/09/2009 à 15:37
J'en ai lu qu'un depuis longtemps mais bon... plutôt les citations que j'aime.

Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.

Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu'il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau.


Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.

(Par ce que je trouve totalement débile aussi de s'engager dans l'armée)

La valeur morale ne peut pas être remplacée par la valeur intelligence et j'ajouterais, Dieu merci !


Suave   
Extrait de livre qui en vaut la peine. 4/23 09/09/2009 à 15:52
La fin de l'attrape-coeur m'émeut à chaque fois.

"Et toi, tu montes pas?" Elle me regardait avec un drôle d'air. On voyait bien qu'elle était plus trop fâchée.
"Peut-être au prochain tour", j'ai dit. "Je vais te regarder tourner. Tu as ton billet?
-Oui.
-Alors vas-y. Je reste là sur le banc. Je te regarde." Je suis allé m'asseoir sur le banc et elle est montée sur le manège. Elle en a fait le tour. Je veux dire qu'elle a marché le long du bord et fait le tour complet. Puis elle s'est assise sur un gros vieux cheval brun qui paraissait plutôt fourbu. Le manège s'est mis en marche et j'ai regardé Phoebé tourner, tourner. Y avait seulement cinq ou six autres gosses et la musique c'était l'air de Smoke gets in your eyes, joué très biscornu, très jazz. Tous les gosses s'efforçaient d'attraper l'anneau dorée, Phoebé comme les autres, et j'avais un peu la trouille qu'elle tombe de son cheval, mais j'ai rien dit. Avec les mômes c'est comme ça. S'ils veulent attraper l'anneau il faut les laisser faire sans rien dire. S'ils tombent ils tombent mais c'est pas bon de les tanner.
Quand le manège s'est arrêté, elle est descendue de son cheval et elle est venue me retrouver. Elle a dit "Cette fois tu montes aussi.
-Non, je te regarde. Je crois que j'aime autant te regarder." Je lui ai donné encore un peu de son argent. "Tiens. Achète des billets."
Elle a pris l'argent. Elle a dit "Je suis plus en colère contre toi.
-Je sais. Grouille-toi. Ca va repartir."
Tout d'un coup, elle m'a embrassé. Puis elle a allongé la main et elle a dit il pleut. Il commence à pleuvoir.
-Je sais."
Alors ce qu'elle a fait - ça m'a tué ou presque - elle a fouillé dans la poche de mon manteau, elle en a sorti ma casquette et elle me l'a mise sur la tête. J'ai dit "T'en veux plus?
-Tu peux l'avoir un petit moment.
-Okay. Maintenant grouille. Ca va démarrer sans toi. Ton cheval sera pris."
Mais elle se pressait pas. Elle a demandé "C'est bien vrai ce que tu as dit? Que tu vas pas t'en aller. Que tu vas rentrer à la maison, après?
-Ouais", j'ai dit. Et c'était vrai. Je lui ai pas menti. Après, je suis rentré à la maison. "Et maintenant grouille-toi" j'ai dit. "Ca démarre."
Elle a couru acheter son billet et elle est revenue juste à temps sur le foutu manège. Puis elle a fait le tour pour retrouver son cheval. Elle est montée. Elle a agité la main vers moi. Et j'ai agité la main.
Ouah. Ca s'est mis à pleuvoir. A seaux. Je vous jure. Les parents, les mères, tout le monde est allé s'abriter sous le toit du manège pour ne pas être trempé jusqu'aux os mais moi je suis resté un moment sur le banc. J'étais vachement mouillé, spécialement dans le cou et puis mon pantalon. Ma casquette c'était pas mal comme protection, mais quand même j'étais traversé. Je m'en foutais. Subitement, je me sentais si formidablement heureux, à regarder la môme Phoebé qui arrêtait pas de tourner. J'ai cru que j'allais chialer tellement j'étais heureux, si vous voulez savoir. Pourquoi, moi je sais pas. C'était juste qu'elle était tellement mignonne et tout, à tourner sur le manège, dans son manteau bleu et tout. Bon Dieu j'aurais vraiment aimé que vous soyez là.

Je poste juste cet extrait parce que c'est celui qui m'est venu mais il y en a beaucoup d'autres.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 5/23 10/09/2009 à 22:51
Cette petite phrase, dans "Double Vie,Double mort" de jesaipuki "Oublier vos ennemis, ce sont toujours vos proches qui vous trahissent." Elle est simple, courte, pourtant si réelle ...
Extrait de livre qui en vaut la peine. 6/23 10/09/2009 à 22:53
Personal Jesus a écrit :

L'homme qui rit de Victor Hugo.
L'extrait ou est décrit Ursus et Homo.



Je t'aime Smile
Extrait de livre qui en vaut la peine. 7/23 10/09/2009 à 22:56
Dans Sur La Route, de Jack Kerouac, un des concerts de jazz au milieu du bouquin où Sal explique d'ailleurs vaguement le concept du It.

J'ai jamais lu un truc aussi brut, qui me donne autant l'impression d'être au milieu de la scène.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 8/23 10/09/2009 à 23:09
Ce passage du Loup des steppes :

« Mais il y en avait une autre. Il faisait également partie des êtres suicidaires. Il faut préciser ici qu'il est erroné d'appeler suicidaires les seules personnes qui se suppriment vraiment. Certaines d'entres elles deviennent même suicidaires en quelque sorte par hasard et ne portent pas nécessairement cette disposition en elles. Parmi les hommes dépourvus de personnalité, de particularité marquée, de destin fort; parmi les êtres moyens, animés par des instincts grégaires, beaucoup se donnent la mort sans pour autant appartenir au type des suicidaires par leurs traits de caractère et leur tempérament en général. À l'opposé, parmi ceux qui, par essence, font partie des suicidaires, beaucoup, peut-être même la majorité, n'attentent jamais véritablement à leurs jours. Le "suicidaire" (et Harry en était un) n'entretient pas nécessairement un rapport très intense avec la mort (on peut d'ailleurs avoir ce genre de rapport avec elle sans être tenté de se supprimer). En revanche, le propre du suicidaire est de considérer, à tort ou à raison, son moi comme un germe particulièrement dangereux, suspect, destructeur. Il se sent en permanence extrêmement exposé et menacé, comme s'il se tenait sur le sommet le plus étroit d'un rocher où une légère poussée extérieure, une infime faiblesse intérieure suffirait à le faire tomber dans le vide. Les personnes de ce genre ont une destinée caractéristique. Dans leur cas, le suicide apparaît comme le type de mort le plus probable; tout du moins, c'est ce qu'ils se figurent. Cette disposition d'esprit, qui se manifeste presque toujours dès la prime jeunesse et se prolonge tout au long de l'existence, n'est pas conditionnée par un manque de vitalité. Au contraire, on trouve parmi les "suicidaires" des natures extraordinairement tenaces, avides et même intrépides. mais, tout comme il existe des tempéraments sujets à la fièvre dès la moindre indisposition, ces natures que nous appelons "suicidaires", et qui sont toujours particulièrement émotives et sensibles, tendent à s'abandonner pleinement à l'idée du suicide au moindre bouleversement. Si nous disposions d'une science assez courageuse et responsable pour s'intéresser à l'être humain et non aux simples mécanismes de la vie; si nous avions une sorte d'anthropologie, de science des caractères, ces éléments seraient connus de tous. »
Extrait de livre qui en vaut la peine. 9/23 11/09/2009 à 18:16
"Ce qui est a mon sens pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain a mettre en corrélation tout ce qu'il referme. Nous vivons sur une ile de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini." H.P Lovecraft

C'est pas un grand extrait, mais c'est suffisant pour résumer toute l'histoire.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 10/23 11/09/2009 à 20:48
Temps Mort, Harlan Cobain.

"Si tu te clones et que tu couches avec toi, c'est de l'inceste ou de la masturbation ?"
Extrait de livre qui en vaut la peine. 11/23 11/09/2009 à 21:16
Zhemak a écrit :

"Ce qui est a mon sens pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain a mettre en corrélation tout ce qu'il referme. Nous vivons sur une ile de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini." H.P Lovecraft

C'est pas un grand extrait, mais c'est suffisant pour résumer toute l'histoire.



Lovecraft est Dieu, de toute façon.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 12/23 12/09/2009 à 01:40
" Il aborda enfin le palier, une main enfoncée dans sa poche, les yeux fixés droit devant lui. Il resta là, debout, le regard perdu dans la contemplation du mur nu. Combien de temps ? Il n'aurait su le dire. Il sentait sa raison qui l'abandonnait bribe à bribe. C'était une vrai sensation. Très concrète. Vraiment intéressante. Il se dit qu'un arbre pris dans une chape de glace au cours d'un blizzard terrible devait éprouver sensiblement la même chose ... quelques secondes avant de s'abattre. C'était curieux, vraiment ... et même, ça avait un côté assez rigolo."
Simetierre, Stephen King. J'aime la façon dont il traite de la folie dans ses œuvres. Fille
Extrait de livre qui en vaut la peine. 13/23 12/09/2009 à 17:31
" N'avoir le droit de pleurer que dans son coeur, ça à un arrière gout de punition. "
Vampire Knight
Extrait de livre qui en vaut la peine. 14/23 12/09/2009 à 18:10
Tsunami_ a écrit :

Temps Mort, Harlan Coben.

"Si tu te clones et que tu couches avec toi, c'est de l'inceste ou de la masturbation ?"



Je t'aime toi, tu sais ça ??

Extrait de livre qui en vaut la peine. 15/23 12/09/2009 à 18:15
"Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front.
J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité.
Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer."

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...

Et s'ils changeaient ce monde?

Extrait de Entre chiens et loups de Malorie Blackman, je conseille ce livre à toute la population terrienne.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 16/23 12/09/2009 à 18:28
Frosties a écrit :
Ce passage du Loup des steppes :« Mais il y en avait une autre. Il faisait également partie des êtres suicidaires. Il faut préciser ici qu'il est erroné d'appeler suicidaires les seules personnes qui se suppriment vraiment. Certaines d'entres elles deviennent même suicidaires en quelque sorte par hasard et ne portent pas nécessairement cette disposition en elles. Parmi les hommes dépourvus de personnalité, de particularité marquée, de destin fort; parmi les êtres moyens, animés par des instincts grégaires, beaucoup se donnent la mort sans pour autant appartenir au type des suicidaires par leurs traits de caractère et leur tempérament en général. À l'opposé, parmi ceux qui, par essence, font partie des suicidaires, beaucoup, peut-être même la majorité, n'attentent jamais véritablement à leurs jours. Le "suicidaire" (et Harry en était un) n'entretient pas nécessairement un rapport très intense avec la mort (on peut d'ailleurs avoir ce genre de rapport avec elle sans être tenté de se supprimer). En revanche, le propre du suicidaire est de considérer, à tort ou à raison, son moi comme un germe particulièrement dangereux, suspect, destructeur. Il se sent en permanence extrêmement exposé et menacé, comme s'il se tenait sur le sommet le plus étroit d'un rocher où une légère poussée extérieure, une infime faiblesse intérieure suffirait à le faire tomber dans le vide. Les personnes de ce genre ont une destinée caractéristique. Dans leur cas, le suicide apparaît comme le type de mort le plus probable; tout du moins, c'est ce qu'ils se figurent. Cette disposition d'esprit, qui se manifeste presque toujours dès la prime jeunesse et se prolonge tout au long de l'existence, n'est pas conditionnée par un manque de vitalité. Au contraire, on trouve parmi les "suicidaires" des natures extraordinairement tenaces, avides et même intrépides. mais, tout comme il existe des tempéraments sujets à la fièvre dès la moindre indisposition, ces natures que nous appelons "suicidaires", et qui sont toujours particulièrement émotives et sensibles, tendent à s'abandonner pleinement à l'idée du suicide au moindre bouleversement. Si nous disposions d'une science assez courageuse et responsable pour s'intéresser à l'être humain et non aux simples mécanismes de la vie; si nous avions une sorte d'anthropologie, de science des caractères, ces éléments seraient connus de tous. »



Je voulais citer celui là aussi. Quel livre magistral, ce passage est du génie pur.
Extrait de livre qui en vaut la peine. 17/23 12/09/2009 à 18:30
Je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin, en marchant dans le froid. Je fais exprès de marcher lentement pour pouvoir penser à toi plus longtemps. Je pense à toi le soir, quand tu me manques au milieu des fêtes, où je me saoule pour penser à autre chose qu'à toi, avec l'effet contraire. Je pense à toi quand je te vois et aussi quand je ne te vois pas. J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir. Jamais personne ne m'a manqué comme ça. Sans toi, ma vie est une salle d'attente. Qu'y a-t-il de plus affreux qu'une salle d'attente d'hôpital, avec son éclairage au néon et le linoléum par terre? Est-ce humain de me faire ça? En plus, dans ma salle d'attente, je suis seul, il n'y a pas d'autres blessés graves avec du sang qui coule pour me rassurer, ni de magasines sur une table basse pour me distraire, ni de distributeurs de tickets numérotés pour espérer que mon attente prendra fin. J'ai très mal au ventre et personne ne me soigne. Être amoureux c'est cela: un mal de ventre dont le seul remède, c'est toi. J'ignorais que ton prénom prendrait tant de place dans ma vie

L'amour dure trois ans, Beigdeder
Extrait de livre qui en vaut la peine. 18/23 12/09/2009 à 18:45
Fake Like Me a écrit :
Je voulais citer celui là aussi. Quel livre magistral, ce passage est du génie pur.



Je suis bien d'accord. Papillon
Extrait de livre qui en vaut la peine. 19/23 12/09/2009 à 18:52
Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »

Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore et dont je n’ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même silence, émerveillante. C’est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante.

Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était déjà trop tard. Entre dix-huit et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. Je l’ai vu gagner un à un mes traits, changer le rapport qu’il y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures profondes. Au contraire d’en être effrayée j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture. Je savais aussi que je ne me trompais pas, qu’un jour il se ralentirait et qu’il prendrait son cours normal. Les gens qui m’avaient connue à dix-sept ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand ils m’ont revue, deux ans après, à dix-neuf ans. Ce visage-là, nouveau, je l’ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore bien sûr, mais relativement moins qu’il n’aurait dû. J’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J’ai un visage détruit.

Marguerite Duras, L'Amant
Extrait de livre qui en vaut la peine. 20/23 12/09/2009 à 18:56
Oh oui, Duras, magistrale.
La Douleur aussi. Surtout.
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