Sous le sol pleureur

Bon voilà, je sais pas vraiment pourquoi je me suis mise à écrire ça mais ça n'a pas d'importance. Bon ne cherchez pas trop de sens , hein ...


Par Minuit, 13 ans
Ajouté le 04/05/2008
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[i] Sous ce grand sol-pleureur, je regarde avec mes grands yeux bleus les petites feuilles vertes se balancer au rythme du vent.
Je me concentre quelques instants sur cette vision, et je me demande si les feuilles aiment que le vent leur dicte leurs mouvements. Elles n'ont pas leur mot à dire, il peut les manipuler cruellement. Ou peut être qu'elles apprécie; il est surement plaisant de suivre cette brise sucrée, de posséder ces rafales comme partenaire de danse, il est certainement plaisant de se laissé emmener par l'air frais qui tente surement de les charmer.Je me laisse donc bercer, sur cette idée plaisante, par la danse raffinée entre les feuilles et cette brise sucrée.
Adossé au tronc rugueux, je tente un coup d'oeil entre l'épais feuillage, et tend le cou pour y parvenir.La tentative fut vaine, mais mon ami se fait remarquer d'une grosse rafale de vent inattendue, qui écarte avec bienveillance cette bannière de danseuses, me laissant ainsi savourer la chaleur des rayons intenses du soleil.Le soleil brille en solitaire, il n'y a pas un seul nuage pour ternir la beauté de son simple éclat. Le ciel et d'un bleu indéfinissable et seul un pigeon blanc y vole.Le soleil, au moins il sait la beauté de la solitude.Il sait le délice de vivre sans dépendre, et d'éblouir par sa simple force. Lui, il survole tout, assiste de loin au plus rares merveilles de son beau royaume.
Le vent se calme, et je me retrouve de nouveau à l'ombre des feuilles. Je pense encore au soleil, je l'envie de pouvoir rester seul. Il ne dépend de personne, pourtant il est vital pour la vie des êtres vivants de la Terre. Chez les humains, la solitude n'est pas autant appréciée. Pourtant je suis seule. Je me demande si je suis heureuse d'être seule. Je n'est pas eu besoin de compagnie pour être joyeuse jusqu'à présent, alors je ne sais pas la quelle des situation est la meilleure; être seule, ou ne pas l'être. Je secoue la tête, pour échapper à ces réflexions contraignantes. Je n'ai pas mon mot à dire de toute façon. Le soleil, lui, suite à un caprice je suppose qu'il peut être accompagné, si il le veut. C'est surement ce qu'il doit ce passé lors des éclipses; une rencontre, bien qu'un peu éloigné, entre le soleil et la lune. Elle succombe à son caprice...Non! Je ne suis pas capricieuse! Et puis d'abord, je n'ai pas besoin de compagnie. Je ne dépend de personne, et personne ne dépend de moi. Je fais ce que je veux, et même si je fais parfois des erreurs, personne n'est là pour me le reprocher.
Doucement, je m'allonge sur l'herbe verte. Avec ma main droite, je cueille une fleur rouge, elle est très petite et pourtant je la trouve magnifique. J'essaie alors de concentrer mon esprit sur ces minces pétales. J'en attrape un que je tient fermement entre mon index et mon pouce. Soudain, je l'écrase, impossible d'écarter mes pensées sur un autre sujet que ma solitude, j'écrase le pétale, j'écrase cette petite chose qui paraît moins éclatante que lorsqu'elle était entourée des autres pétales. Encore, je ne peux que penser à la solitude. Je me relève, exaspérée. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas réfléchis à ça, mais pourtant c'est une évidence.
Dans un regard alentour, je remarque les merveilles qui m'entourent; deux ou trois papillon par-ci par-là, un pivert sur un arbre voisin, un ragondin qui gratte de manière récurrente la terre...Tant de chose si proche et pourtant si loin. Je ne peux pas faire de caprice, et je suis définitivement seule.[/i]

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